KISANGANI / Brouille à l’ISC : Des nouvelles révélations au cœur d’une gestion scandaleuse (Exclusif)

Depuis un bon bout de temps, l’ISC/Kisangani se meurt à petit feu sur fond d’une impasse brouille qui a élu domicile dans cette prestigieuse institution. Tenez, un trafic malsain serait observé à l’Institut Supérieur de commerce de Kisangani, de sortes d’antivaleurs et des actes scandaleux mettant en péril les réformes essentielles dans l’ESU en RDC. Kis24.info est tombé sur un lot des messages WhatsApp, vidéos et même de documents exclusifs. Toute lumière.

Genèse de la brouille

À l’Institut Supérieur de Commerce de Kisangani, le Droit d’auteurs est perçu, comme dans les anciens temps, cette fois-ci, sous une facette « Frais techniques d’encadrement pédagogique ». Mal au cœur, le nouveau représentant des Étudiants, Jonathan Mokita Cana, en a fait l’objet d’une réunion de tous les enjeux avec les membres de son gouvernement, élégie aux chefs de promotion, le 23 juin dernier.

Pouf, et tout comme dans un film de guerre où seul l’acteur principal ne meurt jamais , les jours suivants sont émaillés des vives réactions, ouvertes et clandestines laissant libre cour à la polémique au cœur d’une grande institution spécialisée des finances, la comptabilité et l’informatique approfondie.

À en croire nos câbles, le speech du Représentant aurait vexé le Directeur Général, qui, le lendemain, l’avait interpelé. Nonobstant celà, une autre source témoigne à kis24.info que le DG n’avait pas apprécié les dénonciations de Jonathan Mokita, qui l’avait cité comme silencieux face aux magouilles des certains de ses enseignants.

Ainsi, face aux agitations depuis ce discours, Kis24.info a accédé à des messages de certains d’entre eux qui exigent les droits d’auteurs. En rappel, Jonathan Mokita Cana avait indiqué, dans son speech, que les enseignants prennent des étudiants comme des vaches à lait, en faisant même usage abusif de frais des trois-quarts.

Capture d’écran d’un groupe WhatsApp des étudiants de G3 info de l’ISC-kis

Des menaces, intimidations, etc

Depuis là, le représentant fait face à des menaces de toute sorte. Certains enseignants lui ont promis de rater l’année, apprend-on de son entourage. Même l’ANR s’est invitée dans la danse. Un agent attaché au comité actuel se fait passer pour membre de renseignement et investigue importunement dans le dossier, cherchant même les médias qui ont relayé le discours tenu devant les membres du gouvernement et Chefs de promotion. Quant à Jonathan Mokita, lui, reste silencieux jusqu’à présent.

Petit Hitler et la trahison

Face aux menaces de tout chemin, les chefs de promotion ont tenu une déclaration contredisant leur Représentant, pourtant ils sont utilisés comme des canaux de perception illicite des droits d’auteurs.

En plus une vidéo authentique à notre possession, montre un enseignant en train d’exiger ouvertement de l’argent aux étudiants.

« Moi, je prends mon argent à ciel ouvert », dit-il.

« Ceux qui vous disent de ne pas donner, rassurez-vous qu’ils vont revenir au deuxième sens. On se connaît ici très bien.», ajoute cet enseignant filmé par ses élèves, dont nous taisons le nom pour raison de dignité.

Une vidéo amateur filmée à l’ISC par des étudiants pendant qu’un Assistant réclame son argent de frais technique dans l’auditoire de L1 ©câble

Par ailleurs, d’autres sources renseignent à kis24.info que le Vice-Représentant lui a cédé aux intimidations des autorités académiques et a été obligé de tourner le dos à son titulaire. Aussi, le ministre de l’intérieur, sous assujettissement, a scellé le bureau du Représentant, jusqu’à nouvel ordre. La saga prend une autre forme. Kis24.info suit de très près la situation. Contacté, quelques proches du comité de gestion n’ont pas encore réagi à nos sollicitations.

Un communiqué annonçant le scellage du bureau de la coordination des étudiants de L’ISC par son ministre de l’intérieur ©câbles

En rappel, le Ministre de l’ESU ,Muhindo Nzangi a, jadis, interdit dans l’instruction 023 la vente des syllabus y compris dans sa forme des droits d’auteurs. À l’Université de Kisangani, quelques enseignants sont, jusqu’à ce jour, suspendus après être suspectés d’avoir outrepassé cette instruction.

Redaction

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