Sursauts de colère contre la Monusco au Nord-Kivu: Alphonse Maindo et Firmin Yangambi donnent à penser !

Les populations de Butembo, Beni ville et territoire insistent sur le départ effectif de la MONUSCO et des organisations de Nations Unis. Cette réclamation se justifie, selon la population locale, par l’inaction des soldats de la MONUSCO contre la recrudescence de l’insécurité dans cette partie du pays et la complicité dans le traffic des munitions.

Si cette population se montre déterminée au prix de leur sang, plusieurs autorités et analystes politiques pensent qu’il n’est pas temps de se séparer de la Monusco. Tel est le cas de Maître Firmin YANGAMBI LIBOTE.

Pour ce citoyen Congolais, les manifestants ont raté de cibles. Leur indignation devrait aller vers le gouvernement Congolais et pas des casques bleus.

 » Insécurité endémique à l’Est de la RDC. Se révolter contre la MONUSCO n’est point la solution. Ça décompresse peut-être contre les frustrations légitimes. S’il faut révolte, ce doit être contre le pouvoir de l’État congolais. » a-t-il écrit sur Twitter.

Son soutien à la Monusco semble indéfectible. Maître Firmin insiste sur la pression derrière le garant de la nation que sur une mission étrangère.

 » Le peuple préfère acculer la MONUSCO, une mission étrangère, et laisser Tshisekedi, Garant de la nation, Président investi et Commandant Suprême des forces armées et de police, s’amuser à offrir des fleurs à son épouse pendant que les massacres se perpétuent ? Absurde. »

Un autre a se révolter, c’est le Professeur Maindo. Contrairement à Firmin YANGAMBI qui pointe du doigt le pouvoir actuel, lui, dans son tweet, partage les responsabilités et appelle tout le monde à la réaction.

« Grand Nord » en RDC : on extermine peuple nande méthodiquement, dans l’indifférence générale, sous silence coupable, dans l’impuissance des puissances (État congolais, Monusco, communauté internationale, etc.). Agissons maintenant et fort pour stopper le massacre et le génocide. » pense-t-il.

Le territoire de Beni connaît depuis 2014, des déplacements massifs des communautés dans d’autres régions de la république, suite à des kidnapping, violences et tueries répétitives. La promesse du chef de l’État pour son installation à Goma demeure le seul espoir pour les peuples de l’EST du pays

DavidGaston Mukendi

Steves

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