Guéguerre électorale à la Tshopo : Jean Bamanisa appelle à mettre de l’eau dans le vin et prône l’unisson

Ancien gouverneur et député honoraire en Ituri, Jean Bamanisa Saidi s’invite dans les débats autour de l’environnement électoral actuel, peu tendu, dans la province de la Tshopo. Face aux démêlés judiciaires qu’il y a entre Madeline Nikomba Sabangu et Tony Kapalata, ce grand notable de la grande Orientale n’y va pas à courbettes pour prôner l’unisson et fédérer les expertises pour l’intérêt premier de la province.

« J’en appelle à la population de la Tshopo de garder son unité en tant que congolais, en tant que ressortissants des différents territoires de la Tshopo et appartenant aux des communautés diverses, mais que cette diversité soit une richesse ou une force, que de montrer ce qui s’est passé depuis 2015, malheureusement ce n’est pas très bon. Ça ne nous fait pas avancer, ça ne donne pas confiance envers les dirigeants et même la population qui risque d’en pâtir parceque les gens risques de fuir la province et de ne pas venir investir ici, parce que la situation n’est pas très claire », a-t-il dit, ce lundi 30 mai 2022, dans une conférence de presse animée à la fourchette, à Kisangani.

Commentant l’arrêt du conseil d’État qui a proclamé Madeleine Nikomba gouverneur, Bamanisa martèle qu’il est important de tourner les regards vers l’intérêt de la Tshopo. « J’en appelle vraiment qu’on puisse mettre un peu de l’eau dans son vin et que ça peut ne pas rencontrer notre assentiment, l’élection qu’il y a eu, mais que nous puissions tous ensemble à un moment se réunir (…) », a-t-il estimé.

Dans la même auberge, l’ancien gouverneur de l’Ituri s’est attelé à prôner à la convergence d’idées pour éviter le chao et le désordre. En bon père et expert en gestion d’une province, Bamanisa s’est dit prêt à une possible main tendue de Madeleine Nikomba. Il a appelé l’autre camp et la population de s’aligner autour de la justice qui a tranché. En outre, Jean Bamanisa n’écarte pas l’idée d’un dialogue provincial pour la réconciliation entre les fils et filles de la Tshopo ou mieux, de l’espace grand orientale.

Redaction

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