16 jours d’activisme : les organisations RJELVG et PEPVS pour zéro cas de violence basée sur le genre d’ici 2030 à Kisangani

La campagne des 16 Jours d’activisme contre la violence basée sur le genre est un événement international annuel qui débute le 25 novembre, date de la Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes, et se poursuit jusqu’au 10 décembre, date de la Journée des droits humains.

Lancée par des activistes du premier institut international pour le leadership des femmes (Women’s Global Leadership Institute), elle continue d’être coordonnée chaque année par le Centre pour le leadership mondial des femmes (Center for Women’s Global Leadership).

À Kisangani, cette campagne connaît une adhésion massive des organisations des jeunes qui engagent ardemment à lutter contre les VBG. Ce vendredi 26 novembre, une conférence-débat a eu lieu au centre d’accueil Jolie rêve, afin de sensibiliser la population de Kisangani tout en mettant en exergue des avancées pour la mise à place des stratégies enfin d’atteindre l’objectif zéro cas des violences faites aux femmes d’ici 2030 à Kisangani.

Devant les participants, à tour de rôle, les deux organisations dont le réseau des juristes engagés dans la lutte contre les violences basées sur le genre (RJELV) et la police de la protection de l’enfance et prévention contre violences sexuelles (PEPVS) ont exposé sur les thématiques de sensibilisation contre les VBG, notamment autour du thème central retenu pour cette année 2021 : « Oranger le monde et mettre fin dès maintenant à la violence à l’égard des femmes ».

Pour Me Rachelle Kabamba, coordonatrice de RJEVL, cette campagne vise d’ici 2030 le zéro cas des violences faites aux femmes. « Cela ne peut être concrétiser que si tous nous nous mettons dans cette lutte. Un engagement pris à coeur et que nous prenons enfin de parvenir au but de zéro cas. Du 25 novembre au 10 décembre une série de campagne est prévue pour cette sensibilisation contre les violences basées sur le genre », a-t-elle dit à kis24.info

À l’en croire, les écoles,les OPJ, les femmes sont aussi les cibles pour cette campagne. Toutes fois, a-t-elle indiqué, son organisation accompagne gratuitement les cas des VBG.

De son côté, Mme Amanda du bureau du haut commissariat des Nations-Unies aux droits de l’homme, cette campagne ne sera pas que pour la province de la Tshopo mais également pour les Haut et Bas-uélé. « La cause de la femme revient à être mise en avant, à plus forte raison encore la question sensible des violences faites aux femmes dans nos sociétés. Nous envisageons des stratégies qui seront bien respectées et permettront de poursuivre cette lutte », a-t-elle souligné.

Et au Commissaire Sadiki, chef du bureau de prevention de violences sexuelles dans la province Tshopo de préciser que la police nationale a une sous-commission qui s’occupe des cas des violences sexuelles aux enfants. « C’est notre domaine, arrêter ces malfrants. s’il fallait parler même du bilan de janvier en octobre, il y a eu 186 cas de violences dont 170 cas de tranche d’âge allant de 13-17ans toutes filles. Bref, nous la police avons besoin de l’accompagnement de la population pour atteindre le zéro cas en 2030 », a-t-il estimé.

En signe d’engagement des participants, faisant preuve de leur détermination dans cette lutte, il a été question d’apposer une signature qui permettra d’atteindre zero cas des violences d’ici 2030. La dite signature était apposée sur un mur dit d’engagement.

Chaque année, le monde célèbre cette campagne qui va du 25 novembre au 10 décembre 2021 pour l’élimination de violence à l’égard des femmes, un événement international visant à prévenir et éliminer les violences liées au genre.

Ruth MUSANA

Steves

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