Kisangani: pillages, incendies, casses et blessures, tout savoir sur les causes des échauffourées à Kabondo

C’est depuis samedi 23 janvier que les affrontements entre les jeunes de la commune Kabondo, réunis dans plusieurs cliques, s’intensifient. Le centre de ces émeutes, c’est le quartier Ruwenzori à quelques mètres de l’espace 100-1. Ces jeunes laissent des dégâts matériels derrières leurs actions et réactions.

Auteurs d’incendies volontaires, pillages, vols, extorsion et vandalisme, entre samedi et dimanche, ils ont fait irruption dans plusieurs maisons et boutiques semant ainsi désordre et terreur. Les victimes sont nombreuses, l’on peut constater ce lundi.
Les commerçants ont perdu leurs marchandises. Plusieurs personnes sont alitées dans des centres hospitaliers depuis Samedi 23 janvier.

Si jusqu’à présent aucune communication officielle n’est disponible, kis24.info a rencontré quelques jeunes de ce coin de la ville pour en savoir plus.

Ce qu’il faut réellement retenir

Selon des témoins oculaires, les jeunes de la commune Kabondo vivent dans des conflits depuis plusieurs années.

Pour ce mois de janvier, c’est un règlement de compte entre les cliques de jeunes  »Munara  » contre ceux de la  » brigade rouge »,  » Ethiopie  » et  » vandom ».

À en croire leurs témoignages, près de 3 causes sont à la base de ces accrochages. Cependant la cause principale est l’implantation d’un nouveau  »Gang » sans informer les anciens.

À cet effet, ceux des avenues  » Trans » ont, dans un deuil, décidé de torturer et molester copieusement l’initiateur de cette nouvelle faction car il se passe comme concurrent. À celle-ci s’ajoute la destruction méchante de débits de boissons des inconnus que les jeunes des avenues  » TP » identifient à ceux des avenues  »Trans. »

Ce lundi, la population du quartier Ruwenzori dans la commune Kabondo s’est réveillée avec une grande peur au ventre. Le petit marché situé prêt du centre social de Kabondo reprend timidement mais la psychose est au rendez-vous.

À l’intérieur de  » trans » et  »TP », les jeunes aiguisent leurs outils, notamment arme blanche, pour un nouveau choc.

Cette situation intervient après une autre similaire qui a opposé les jeunes de cabinet contre ceux de Matete, tous dans la commune Mangobo, la plus chaude et mouvementée de la ville.

DavidGaston MUKENDI

Steves

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