Journée Mondiale contre la Traite des Personnes : à Kisangani, l’APLTP marque ses empreintes grâce à Félix Tshisekedi

En prévision de la journée internationale de la lutte contre la traite d’êtres humains, célébrée le 30 juillet de chaque année, l’Agence pour la Prévention et la Lutte contre la Traite des Personnes (APLTP) à travers sa Coordinatrice, Mme Cécile Meta Kassanda, sensibilisé à travers la République, les acteurs de première ligne tels que les magistrats, les officiers de la police, de l’armée, les agents de l’ANR, de la DGM, les assistantes et assistants sociaux, les journalistes et consorts sur la traite des personnes en RDC.

Ce jeudi 28 juillet, la Coordonnatrice de cette structure de la Présidence de la République a tenu un point de presse, dans la province de la Tshopo précisément à Kisangani, au cours duquel, elle a expliqué la campagne de sensibilisation que mène l’APLTP contre la traite des personnes, qui est un fléau, qui sévit dans le monde entier en général et en République Démocratique du Congo en particulier.

À l’en croire, c’est grâce à la volonté politique du Chef de l’État, Félix Tshisekedi, de lutter contre ce fléau qui gangrène la société congolaise que l’APLTP existe aujourd’hui en RDC pour prévenir, punir et réprimer la traite des personnes en particulier la traite des femmes et des enfants conformément à la convention des Nations-Unies.

Me Cécile Meta a laissé entendre que les Nations-Unies insistent sur ces deux catégories en l’occurrence les femmes et enfants d’autant plus qu’ils sont plus brisés par les trafiquants. Elle a indiqué que la RDC a signé la convention et ses protocoles le 28 octobre 2005.

En date du 13 juin 2006, renseigne-t-elle, la RDC a ratifié ces instruments internationaux par une loi et elle est devenue membre ou Etat partie à ces conventions et protocoles qui entraînent les obligations.

Parmi ces obligations il y a, cite-t-elle, la création de l’agence comme structure de coordination de la lutte contre la traite des personnes ; avoir une stratégie nationale ; disposer d’un plan stratégique ; d’un plan et une stratégie de communication ; rendre le rapport périodique et annuel à transmettre aux autorités des surveillances des ces instruments internationaux et autres obligations dont la sensibilisation; la formation des acteurs de première ligne; la formation spéciale des enquêteurs et des juges.

« Tout cela est en train d’être accompli. Lorsque vous êtes État partie à une convention ou un protocole ou un autre mécanisme des Nations-Unies vous avez l’obligation d’exécuter tous les engagements qui découlent de ces instruments. L’assemblée générale des Nations-Unies a consacré la journée du 30 juillet comme journée mondiale de la traite des personnes, journée dédiée aux victimes de la traite des personnes», a-t-elle indiqué.

D’après Me Cécile Meta, cette journée vise à ce que chaque pays puisse mettre la victime, en-dehors du thème mondial, au centre de toutes ses interventions.

« En 2010, la RDC avait pris comme thème : dénonçons et combattons la traite des personnes. Ce thème est le thème de la campagne de sensibilisation. Cette année lors de la réunion à Vienne, on a constaté que les bourreaux, les auteurs de la traite ont perfectionné leur stratégie avec le développement de l’internet à travers le téléphone portable. Les trafiquants ont perfectionné leur façon d’agir. Ils recrutent plus par les moyens des nouvelles technologies. Et cela se fait à travers les réseaux sociaux via les publications qui attirent un grand nombre de femmes et d’ enfants. Comme le phénomène Potty porta à Dubaï. C’est parti par les publicités sur les réseaux sociaux. Beaucoup de filles sont tombées dans le filet des trafiquants. Il y a des phénomènes d’influenceuses et influenceurs qui répandent les messages des trafiquants, ce qui fait que beaucoup de nos enfants et des jeunes filles sont victimes de la traite des personnes. Les garçons sont plus utilisés dans les zones minières là où on fait l’exploitation artisanale, dans les carrières, dans la mendicité forcée, les travaux forcés», a-t-elle fait savoir.

À cet effet, la Coordinatrice Me Cécile Meta a déclaré que c’est la raison pour laquelle l’APLTP fait la campagne de sensibilisation et la formation des acteurs de première ligne pour que ces derniers puissent informer un grand nombre de personnes qui peuvent prévenir la commission de cette infraction.

À cette occasion, elle en a appelé à l’implication des tous les acteurs dans la prévention, dans la lutte contre la traite des personnes, dans la protection des victimes pour éradiquer ce phénomène qui avilit l’homme.

Pour ce 30 juillet 2022, le thème mondial est : « Utilisation et abus de la technologie ». Selon les statistiques mondiales, chaque année plus de 30 millions d’hommes, des femmes et d’enfants sont victimes de traite des personnes. Plus de 350 millions de dollars américains sont empochés par des criminels.

Redaction

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