3 ans de Tshisekedi : La ville de Kisangani transformée à un grand village sans la paix du cœur (Constats)

Ce mardi 25 Janvier, Felix-Antoine Tshisekedi entame la quatrième année de son mandat de Président de la République en RDC. Il a déjà épuisé ses trois ans à la tête du pays, à l’issue d’une alternance pacifique et historique tenue le 24 janvier 2019. Dans la province de la Tshopo, au Nord-Est de la RDC, les actions du Président Tshisekedi sont en dessous de la moyenne, c’est ce que constatent en tout cas plusieurs analystes et activistes indépendants rencontrés par kis24.info, ce mardi 24 janvier 2022.

En somme, ils ont estimé que la ville de Kisangani, mieux la Tshopo est transformée à un grand village. Ces derniers ont passé en revue les différentes promesses du président mais jusque là non tenues.

Jedidia MABELA, activiste pro-démocratie et militant de la LUCHA basé à Kisangani se rappelle des actions non tenues et promises par Fatshi. De la réhabilitation de la centrale hydroélectrique, sortie d’un arrêt total de 4 mois, une priorité dans le programme cent jours, la réhabilitation du stade Lumumba qui a été une priorité pour le gouvernement national, l’activiste Mabela estime que « Tshisekedi n’a rien fait pour le compte de la Tshopo ».

Il n’est pas le seul à le remarquer. Jean-Pierre LIFOLI, Professeur à l’Université de Kisangani, lui pense, de prime à bord, qu’il faut « ouvrir grandement l’œil pour essayer de trouver les actions du chef de l’Etat dans la plus grande province de la RDC ».

Pour lui, sans même détailler le projet 100 jours, « sur le plan des infrastructures, la ville de Kisangani ressemble à un grand village ».

« On peut dire : nous avons la paix, donc le silence des armes, mais nous n’avons pas la paix du cœur. Pour que la population puisse sentir les effets positifs de la gouvernance du Président Tshisekedi, Il faudrait que cette paix, le silence des armes, soit accompagnée par la paix du ventre. Il faudrait aussi lutter contre la famine et aussi être dans les conditions ou il ne faut toujours réfléchir qu’est-ce que je veux manger demain ou après-demain alors que vous êtes fonctionnaire de l’Etat », argumente ce Professeur des Sciences Politiques.

Par ailleurs, nos deux interlocuteurs sont d’accords sur certaines actions réalisées à l’avantage de toutes les provinces de la RDC.
L’on peut citer par exemple : la baisse des billets d’avion.

Cependant pour la Tshopo, à elle seule, Jedidia Mabele cote les actions du Président de la République à moins d’un pourcent.

« La Tshopo est abandonnée. Monsieur Felix n’a rien fait pour la Tshopo. Il a 0,5 % des réalisations. Je n’ai rien vu de ce qui a été prévu ».

Le Professeur LIFOLI, sans déterminer la cote à donner au Président, il s’arrête à affirmer que « la situation n’est pas bonne ».

À noter que les 3 premières années de Felix Tshisekedi à la magistrature suprême ont été marquées par des tensions politiques ayant conduit au divorce avec son allié politique le FCC de Joseph KABILA. Si le côté enseignement primaire, la gratuite poursuit son chemin, bien qu’à pas pesant ; le côté transport aérien, l’on peut noter la baisse des billets d’avions ; du cote sanitaire, la situation a été morose.
Les infirmiers ont été en grève huit mois durant, ensuite les professeurs des Universités ont suivis. Sur le plan sécuritaire dans l’Est de la RDC, l’état de siège a été décrétée, en mai dernier, en Ituri et au Nord-Kivu.

Alida FATAKI

Journaliste reporter et femme entrepreneure

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.