Après un vol spectaculaire, la nuit du samedi 27 septembre 2025 à l’INERA Yangambi, dans le territoire d’Isangi, des voix s’élèvent pour dénoncer cet énième acte d’insécurité et appeller à la sécurité de ces sites historiques. La récente réaction est celle de l’Honorable député Étienne Kitoko LISOMBO, qui dans son message parvenu à KIS24, monte au créneau et plaide pour la securité totale du site.

Selon lui, les autorités doivent prendre des dispositions pour que ces sites stratégiques de la ville / province de la Tshopo soient protégés contre ces actes. « Car si rien n’est fait, cela risque d’impacter négativement notre ville, notamment dans ses relations avec les partenaires.Certains partenaires présents pourraient se retirer à cause de ces actes d’insécurité », a-t-il souligné, via l’un de ses proches.

L’inquiétude est monté d’un cran à Yangambi, à 100km en aval du fleuce Congo, dans le territoire d’Isangi (Tshopo) suite à un nouvel acte de grand banditisme qui a frappé le site de l’Institut National pour l’Étude et la Recherche Agronomiques (INERA).

Dans la nuit du dimanche 28 septembre 2025, des hommes armés ont commis un vol spectaculaire, s’attaquant aux bureaux de l’INERA et parvenant à emporter un coffre-fort. Selon une alerte faite par le Professeur Dr Ir Dieu Merci Assumani, Directeur de l’INERA-Yangambi, les malfrats ont forcé les locaux et ont réussi à neutraliser l’agent de police commis à la garde, après de « forts échanges de coups de balles ».

Cet événement n’est malheureusement pas un cas isolé, mais s’inscrit dans une escalade de l’insécurité sur ce site historique de grande valeur scientifique. Le Pr. Assumani souligne que ce vol intervient à peine trois mois après un incident similaire sur la base vie d’un autre partenaire, où un coffre-fort avait également été dérobé. La menace récurrente qui pèse sur Yangambi, citant notamment le problème des voleurs de câbles électriques qui revendent le cuivre et le plomb, et utilisent ces matériaux pour la fabrication d’armes artisanales localement appelées « YAKOMA ».

Les malfrats semblent avoir riposté à la décision récente du conseil du centre de recherche, soutenue par le comité local de sécurité, de procéder à l’extraction du restant de câble du réseau, une mesure visant à mettre fin à ces vols qui sévissent depuis plus de 20 ans.

Face à ces menaces persistantes qui risquent de « décourager les partenaires et nuire les efforts du Gouvernement de la république à la relance de ce grand Centre », l’INERA-Yangambi lance un cri d’alarme solennel aux autorités.

L’institution scientifique demande instamment aux autorités tant civiles, politiques que militaires de prendre des mesures immédiates et efficaces pour sécuriser ce site historique dont l’importance scientifique rayonne aux niveaux local, national et international. Une sollicitation de soutien particulière est adressée au Gouverneur de la Province de la Tshopo pour apporter une réponse ferme et durable à cette situation de crise sécuritaire.

Un rapport circonstancié et détaillé sur l’incident est attendu ultérieurement, mais l’urgence est aujourd’hui à la protection du patrimoine et du personnel de ce centre de recherche vital.

Journaliste Multimédia & Reporter

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