Aucun fonds destiné à appuyer les activités de vaccination n’a été décaissé en 2025 par le gouvernement provincial de la Tshopo, a indiqué vendredi 5 décembre 2025, le Réseau des parlementaires congolais acquis à la vaccination (REPACAV) au cours d’un atelier consacré à l’évaluation des engagements provinciaux.
Pour le REPACAV, le gouvernement provincial s’était engagé à apporter un appui financier de 255.000 dollars américains au programme de vaccination.
« La vaccination dans notre province rencontre encore plusieurs difficultés. Les indicateurs révèlent un nombre important d’enfants non vaccinés. Jusqu’à présent, aucun fonds n’a été mobilisé pour soutenir les activités prévues », a déclaré Dr Aimé Eyane, Président provincial du REPACAV.
Cette absence de financement a entraîné le ralentissement, voire la suspension, de plusieurs activités depuis la mise en place du REPACAV/Tshopo en avril dernier. Parmi les actions affectées figurent la sensibilisation communautaire, l’appui logistique aux équipes de vaccination et le suivi des engagements budgétaires.
Les députés provinciaux membres du réseau ont annoncé avoir finalisé un projet d’édit visant la mobilisation de ressources internes en faveur de la vaccination.
« Il ne reste plus que le vote de ce texte, qui traduit la volonté de l’Assemblée provinciale d’améliorer les indicateurs de vaccination », a expliqué Dr Eyane.
Le projet d’édit vise à instaurer un mécanisme durable de financement pour assurer la continuité des activités vaccinales, dans un contexte où la Tshopo figure parmi les provinces présentant les taux de couverture les plus faibles du pays.
Le président intérimaire de l’Assemblée provinciale, Paul Lokesa Bomboli, a réaffirmé l’engagement de l’organe délibérant à appuyer le plaidoyer pour un financement stable du Programme élargi de vaccination (PEV).
Nous veillerons à ce que la ligne budgétaire dédiée à la vaccination soit inscrite et dotée de moyens suffisants lors de la session budgétaire en cours », a-t-il assuré.
Il a rappelé que la vaccination constitue un devoir civique et un acte de protection envers les enfants, invitant les autorités exécutives provinciales à assumer pleinement leurs responsabilités.
L’atelier a regroupé les députés provinciaux, les membres du gouvernement, les responsables sanitaires ainsi que les partenaires techniques, dans l’objectif d’évaluer les engagements, de relever les contraintes et de dégager des pistes d’action pour renforcer la vaccination dans la province.

