Urgent : Plus de 50 passagers débarqués du vol Goma-Kisangani par la CAA, la colère monte

Le ton s’aggrave à nouveau contre la compagnie d’aviation CAA, dans la ville de Goma, au Nord-Kivu. D’après des sources crédibles à l’aéroport de Goma, plusieurs passagers dont le chiffre exact serait plus de 50 personnes se sont vus, à leur grande surprise, débarqués du vol Goma-Kisangani, ce dimanche 11 septembre 2022.

Épris de colère, ces passagers dont majoritairement de Kisangani prennent d’assaut l’aéroport et investissent la salle d’entente. Contacté, l’un d’eux parle d’une mauvaise habitude de la CAA de préparer le vol sur fond des revendications des clients. Il y a quelques jours, affirme-t-il, les mêmes faits ont été tristement enregistrés sur place.

« Nous revendiquons le vol, avec les autres amis, plus de 50 clients débarqués sans respect d’ordre d’arrivée, parceque qu’il y a ceux qui ont payé pour le 06 et le 09, on devrait normalement privilégié ceux du 06, mais du coup par corruption, par manipulation, on ne sait pas pourquoi CAA débarque aussi ceux du 06 et du 09. Les clients revendiquent le vol aujourd’hui car ils n’ont plus de place et moyen d’autres, c’est plus que possible de patienter un autre jour », raconte à Kis24.info, un passager bloqué à Goma, Dr Germain Mukulangando, qui déplore cette énième forfaiture de la CAA.

Pour lui, personne ne va quitter à l’instant l’aéroport de Goma sans être remis dans ses droits fondamentaux. « Nous attendons jusqu’à ce que la CAA nous trouve une solution et ou, elle nous prend en charge », ajoute-t-il.

Sur place, les manifestants ont dressé une liste de plus de 50 personnes qui sont débarquées du vol et ne savent à quel saint se vouer.

Jeudi dernier, à Goma, les passagers de la CAA débarqués ont manifesté un ras-le-bol au tarmac de l’aéroport. C’était pour la troisième fois consécutive qu’ils soient débarqués par cette compagnie d’aviation accusée « du non respect à ces clients ».

À son tour, la CAA justifie le plus souvent ces actes par la perturbation des vols due à la carence du carburant.

Serge Sindani

Journaliste Multimédia & Reporter

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