La Chef des Travaux Véronique Mokoto a reçu la Grande Distinction pour son Diplôme d’Études Approfondies (DEA) en Santé publique à l’Université de Kisangani (UNIKIS), lors de la soutenance de son mémoire portant sur le syndrome métabolique chez les adolescents scolarisés de la ville.

Selon l’auteure, le syndrome métabolique constitue un défi émergent de santé publique, dans un contexte de transition épidémiologique marqué par le recul progressif des maladies infectieuses et la montée rapide des maladies non transmissibles. Ce syndrome regroupe plusieurs anomalies, notamment l’obésité abdominale, l’hypertension artérielle, la dyslipidémie et l’hyperglycémie, augmentant le risque de diabète de type 2 et de maladies cardiovasculaires précoces.

L’étude a porté sur 1 416 élèves âgés de 11 à 18 ans, scolarisés dans plusieurs écoles secondaires de Kisangani. Les résultats montrent que 175 élèves, soit 12 % de l’échantillon, présentaient une obésité.

Les analyses statistiques ont révélé que l’obésité constitue le principal facteur de risque du syndrome métabolique, avec un Odds Ratio (OR) de 31,2, indiquant que les adolescents obèses ont 31 fois plus de risques de développer un syndrome métabolique complet par rapport aux adolescents de poids normal. Parmi les élèves obèses, la prévalence du syndrome métabolique atteignait 27 %.

La chercheuse a souligné que la sédentarité, la surcharge pondérale et les habitudes alimentaires hypercaloriques sont les principaux facteurs à cibler pour prévenir l’apparition du syndrome métabolique.

Le mémoire a été réalisé sous la supervision du Professeur Ordinaire Jorys Losimba Likwela, promoteur, et du Professeur Émérite Charles Kayembe Tshilumba, co-promoteur.

Communicateur numérique de l'AP de la Tshopo | Journaliste reporter à l'Agence Congolaise de Presse (ACP), SR à Okapinews.net | Kis24.info

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