Lors d’une interview accordée à Kis24.info ce lundi 30 juin 2025, Agnès Masika, très connue au nom de « Maman Masika » a exigé la décompte finale avant toute forme de retraite proposée par sa hiérarchie aux Cliniques Universitaires de Kisangani.
Octogénaire de 82 ans, Maman Masika preste aux Cliniques Universitaires de Kisangani, structure sanitaire de l’université de Kisangani, depuis 1973. Accoucheuse de renom, bien qu’affaiblie par le poids de l’âge, Maman Masika répond régulièrement présente au service de gynécologie.
Si l’âge de la retraite est de 65 ans, Agnès Masika en est déjà éligible. Cependant les conditions en sa faveur ne sont pas encore réunies, notamment de la part de son employeur. La doyenne Masika ne rejette pas la proposition d’une retraite. Dans ses propos, elle s’estime également irréprochable au service malgré son âge.
« Allez-vous me chasser du boulot comme une mouche sur la plaie ? Il faut la décompte finale. Je n’ai plus de force comme dans ma jeunesse. À la retraite, j’irai avec quoi ? » s’interroge l’octagenaire.
Maman Masika a également alerté sur la présence des autres personnes qui subissent le même sort qu’elle dans d’autres services à l’Université de Kisangani. « Certains meurent sans toucher à quoi que ce soit, d’autres Vieux reviennent de la retraite pour le service », a-t-elle dit.
La demande d’Agnès Masika relance le débat de la politique de l’Université de Kisangani sur la pension de ses agents. Mais aussi de la rapidité dans l’obtention de la pension à la fonction publique. Maman Masika se dit aussi prête a intenté une action judiciaire pour obtenir ses droits.

