Tueries des civils à Beni: « les survivants passent nuit à ciel ouvert dans les écoles, églises et balcons, » alerte le CPDH

Le Centre pour la Promotion des Droits Humains condamne avec véhémence l’inertie de l’armée dans la protection des civils et leurs biens en Ituri et dans le territoire de Beni, au Nord-Kivu, à l’Est de la République démocratique du Congo.

Dans un bulletin d’information publié jeudi 11 Mars, Darius Syayira, Coordonateur de cette organisation de défense des droits humains renseigne avec stupéfaction qu’il s’observe une dégradation démesurée de la sécurité dans le Territoire de Beni et une partie de la province de l’Ituri, dans les trois dernières semaines.
Il note cependant un dernier cas au village Matombo qui suscité un déplacement des civils vers les endroits sécurisés, sans logis ni autres substances pour leur survie.

 » Le dernier cas date de mercredi dans le Village Matombo dans la localité Bakila TENAMBO à près de 5Km du Centre de la Commune d’Oicha, Chef lieu du Territoire de Beni au Nord Kivu le soir de ce mercredi 10 mars 2021 où trois civils ont été tués par les présumés ADF. »

Face à situation calamiteuse, le CPDH insiste que les survivants de ces atrocités passent nuit à ciel ouvert dans des écoles, églises et balcons.

 »Maintenant OICHA et Beni Ville sont entrain d’accueillir plusieurs déplacés venant de la zone touchée par l’insécurité ; ces déplacés vivent une vie inhumaine dans leur lieux de destination (Églises, Écoles, familles d’accueil). » indique Darius Syayira.

Dans son plaidoyer, le CPDH alerte les autorités pour :

  1. Le renforcement des éléments FARDC dans plusieurs zones où il y a carrence des militaires
  2. De jouer à l’offensive face à l’ennemi qui visiblement semble être au-dessus de nos forces loyalistes.
  3. Au Président de la République de se focaliser sur la situation sécuritaire de l’Est comme Priorité.

La région ensanglantée de Beni territoire et l’Ituri n’est encore épargné de l’odeur de la mort. Plusieurs ont perdu les leurs depuis 2014. Des villages se vident à tout moment, au gré des ADF, un mouvement terroriste actif depuis de décennies dans la même région. Les activités scolaires n’ont toujours pas repris dans certains endroits par peur de l’ennemi.

Malgré la hausse de voix pour décrire cet état odieux, la situation demeure la même. Plusieurs promesses des autorités sont devenues lettre morte.

DavidGaston MUKENDI

Steves

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