L’Association Bana Lokutu pour le développement (ASBL) et ses environs alertent sur de présumés actes de pillage, de violences et d’arrestations arbitraires commis le 30 juin 2026, journée consacrée à la commémoration de l’indépendance , dans les villages Yakote et Yambula, situés dans le groupement Bolesa, territoire de Yahuma, en province de la Tshopo.

Cette organisation appelle les autorités à mettre en place une commission d’enquête afin d’établir les responsabilités. Selon des sources locales citées par l’ASBL et ses environs, les faits seraient survenus à la suite d’une altercation entre un garde industriel de la société Plantations et Huileries du Congo (PHC) et des habitants. Au cours de cet incident, le garde industriel aurait été blessé, poussant les responsables de PHC à solliciter l’intervention des éléments de la police du sous-commissariat de Lokutu.

À leur arrivée dans les villages de Yakote et Yambula situé à plus de 10km de Lokutu centre, les policiers auraient procédé à des pillages d’élevages, des actes de torture, des arrestations en série ainsi qu’à des tirs de sommation. Des témoins affirment également que des biens appartenant à l’Église kimbanguiste, notamment des instruments de musique, auraient été endommagés par des tirs, provoquant la panique au sein de la population. Craignant pour leur sécurité, de nombreux habitants auraient trouvé refuge dans la brousse.

Toujours selon les mêmes sources, le différend serait parti de l’interpellation de trois habitants en possession de noix de palme présentées comme provenant de plantations locales et non des plantations de PHC, l’incident aurait ensuite dégénéré.

L’ASBL affirme que plusieurs biens de valeur, de l’argent liquide ainsi que du matériel appartenant à des particuliers auraient été emportés par les policiers pendant la nuit lors de l’opération. Deux tronçonneuses et une somme estimée à 2 000 000 francs congolais appartenant à des machinistes figureraient également parmi les biens disparus.

Le bilan provisoire avancé par l’organisation fait état de cinq jeunes hommes blessés. L’un d’eux aurait été transféré au centre de santé de Mosite pour recevoir des soins, tandis que les quatre autres seraient restés dans les villages. L’infirmier local aurait, lui aussi, quitté la zone après avoir reçu des menaces, selon les témoignages recueillis, les enseignants de l’école primaire de Yambula auraient également été victimes de violences.

L’ASBL rapporte que certains auraient été tabassés et que des bulletins scolaires auraient été déchirés, alors que l’établissement se préparait à la proclamation des résultats de l’année scolaire 2025-2026.

Face à cette situation, Bana Lokutu pour le développement et ses environs demandent aux autorités militaires, politico-administratives, à la société civile ainsi qu’aux organisations de défense des droits humains de diligenter une commission mixte d’enquête afin de vérifier les faits, d’identifier les auteurs des exactions présumées et de les traduire en justice si leur responsabilité est établie.

L’organisation invite également la société PHC à renforcer le dialogue avec les communautés locales afin de prévenir de nouveaux conflits et appelle les autorités provinciales ainsi que celles des territoires de Yahuma et de Basoko à s’impliquer davantage dans la recherche de solutions durables. Les éléments de la police nationale Congolaise ce sont bagarrés lors du partage des buttains à Lokutu centre.

Affaire à suivre.

Augustin Tsheza

Journaliste Reporter

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