Ce vendredi soir, le siège provincial de l’Union Sacrée de la Nation (USN) dans la Tshopo a accueilli les cadres pour une forte déclaration politique. Les présidents interfédéraux et fédéraux des partis membres de l’USN, une idéologie politique portée par Félix Tshisekedi, ont exprimé leur vive opposition à la création d’une nouvelle commission de désignation des mandataires, pointant du doigt la gestion du Gouverneur de province, Paulin Lendongolia.
Le malaise est né de la publication, via les réseaux sociaux, d’un communiqué officiel annonçant la création d’une commission ad-hoc chargée d’identifier les mandataires des partis membres de l’Union Sacrée.
Pour les signataires de la déclaration, cette décision est une aberration administrative. Ils rappellent qu’une commission similaire avait déjà été mise en place par la même autorité provinciale lors d’une réunion à sa résidence officielle. Selon les leaders de l’USN Tshopo, le rapport de cette première commission est toujours « en souffrance », rendant la création d’une nouvelle structure injustifiée et suspecte.

Au-delà de la procédure, c’est la composition de cette nouvelle commission qui cristallise les tensions. Les présidents fédéraux dénoncent la présence de membres n’ayant pas la qualité requise pour siéger à de telles fonctions de décision.
« Comment le Gouverneur de province, qui prétend servir le Chef de l’État, peut-il handicaper le bon fonctionnement de la plateforme présidentielle en province ? » s’interrogent les cadres de l’Union Sacrée dans leur déclaration parvenue à KIS24.
Un appel à l’arbitrage de Félix Tshisekedi
Face à ce qu’ils qualifient de « naufrage imminent » de l’Union Sacrée au niveau provincial, les responsables politiques ont officiellement récusé la commission ad-hoc. Ils lancent un appel pressant à la Haute Autorité de Référence, le Président Félix Antoine Tshisekedi, pour une implication personnelle afin de restaurer l’ordre et la cohésion au sein de la famille politique.
Par la même occasion, ces derniers ont renouvelé leur soutien au Chef de l’État, tout en laissant planer l’incertitude sur la collaboration future entre l’exécutif provincial et les bases politiques de la Tshopo.

