​Une vive tension secoue actuellement le village Bunga, situé dans la chefferie des Wahanga (territoire de Basoko). En réaction au meurtre d’un jeune homme poignardé, la famille de la victime a entrepris des représailles de grande envergure, incendiant des dizaines de maisons appartenant au clan du présumé meurtrier.

​Tout a basculé sur le petit tronçon routier reliant le village Bunga à Bahanga 1. Selon des sources concordantes locales, le jeune Nestor, membre de la famille Okongo, a été mortellement poignardé par un homme identifié sous le nom de Simba.

​Aussitôt la nouvelle du décès confirmée, la colère a pris le dessus sur la justice. En fuite, le présumé meurtrier est resté introuvable, poussant la famille de la victime et ses proches à s’en prendre directement à sa communauté. Plus de dizaines de habitations appartenant au clan du fugitif ont été réduites en cendres, plongeant le village dans un climat de terreur et de désolation.

​Face à cette escalade de violence, les autorités coutumières se retrouvent totalement impuissantes. Monsieur Jean Robert Ngonda, chef du groupement Bahanga, lance un véritable SOS aux autorités provinciales et territoriales : ​« J’appelle les autorités à la rescousse pour le maintien de la paix. Plusieurs jeunes font la loi ici. Aucun agent de l’ordre n’est présent dans ces villages pour intervenir rapidement lors de ces événements récurrents. »

​Ce drame est loin d’être un cas isolé. Pas plus tard que la semaine dernière, un autre cas de meurtre a été enregistré dans le même groupement, au village Bosengia, où un jeune homme a été tué sous pretexte qu’il est voleur. La chefferie des Wahanga semble s’enfoncer chaque jour un peu plus dans une spirale d’insécurité et de justice populaire, exacerbée par l’absence totale des forces de l’ordre.

​Par ailleurs, le chef de groupement réitère son appel solennel aux autorités du territoire de Basoko et de la province de la Tshopo pour qu’une solution urgente et durable soit trouvée afin de restaurer l’autorité de l’État et de ramener le calme.

​Une affaire à suivre de près.

Augustin Tsheza

Journaliste Reporter

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