L’organisation environnementale Tropenbos RDC, en collaboration avec le World Resources Institute (WRI), ont organisé jeudi à Gradi-jeune de Kisangani un atelier de réflexion avec les acteurs clés du secteur de l’environnement et les autorités pour marquer un tournant dans la foresterie communautaire en RDC.

La province de la Tshopo dispose d’au moins 1,2 million d’hectares sous contrôle des communautés locales qui sont répartis en 45 concessions. Cette tendance place la Tshopo au cœur de ce processus. Alphonse Maindo, Professeur et Directeur de Tropenbos RDC, a souligné qu’il était temps, plus que temps même, de pouvoir s’assoir afin de redéfinir l’avenir de la foresterie communautaire, huit après le lancement de ce vaste processus qui vise à restaurer les forêts.

Ainsi, le Professeur Maindo a ainsi recconu que la Tshopo se doit d’être « pionnière » pour garantir que la nouvelle stratégie soit réellement efficace. Il a ainsi insisté sur la nécessité que ces forêts transforment concrètement les conditions de vie des communautés bénéficiaires de leurs propres forêts.

À son tour, la Ministre provinciale de l’Environnement, Me Bijou Koy, représentée par son Directeur de cabinet, Erick Koy, a salué l’engagement du gouvernement congolais à positionner la RDC comme « pays-solution » au cœur du bassin du Congo. Plusieurs exposés ont eu lieu conformément aux matières du jour. Des travaux en carefour ont également permis de dégager des recommandations utiles.

À l’en croire, la foresterie communautaire n’est pas qu’une affaire environnementale, c’est un levier de survie. « Les communautés entretiennent depuis des générations des liens étroits avec ces forêts. C’est pourquoi nous devons en faire de véritables partenaires de la conservation, bénéficiant équitablement de leurs ressources », a dit Koy.

Cet atelier a permis de dégager des recommandations qui serviront comme boussole pour la réécriture de la stratégie nationale. Les participants ont exigé une décentralisation des procédures d’octroi des titres de Concessions Forestières des Communautés Locales (CFCL) pour éviter les blocages et harmoniser les textes avec les réformes foncières en cours.

L’objectif est l’inscription de lignes budgétaires dédiées au niveau provincial et dans les Entités Territoriales Décentralisées (ETD). Les participants ont également pensé qu’il est désormais crucial de doter les communautés d’outils pour élaborer leurs Plans Simples de Gestion (PSG) et d’accéder aux opportunités de la finance carbone, afin de garantir que les dividendes de la conservation atteignent directement les villages.

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