Membres de l’administration publique provinciale, peuples autochtones (notamment les pygmées) venus du territoire de Bafwasende, chefs coutumiers, acteurs de la société civile et personnel politique prennent part ce jeudi 25 juin 2026 à l’Auberge Les Mambo à un atelier de réflexion et de partage d’expériences consacré à la foresterie communautaire dans la province de la Tshopo. Cette activité est organisée par Tropenbos RDC en collaboration avec l’ONG canadienne IMPACT dans le cadre du projet « Favoriser la résilience en RDC : adaptation aux changements climatiques et protection des forêts dans les communautés minières qui alimentent la transition vers un avenir sobre en carbone », avec l’appui financier de Suède.
Dans son mot de bienvenue, le Directeur adjoint de Tropenbos RDC, Charles Mpoyi, a rappelé que cette initiative s’inscrit dans la mise en œuvre d’un projet financé par l’Ambassade de Suède en RDC. Selon lui, le projet met un accent particulier sur les solutions d’adaptation fondées sur les écosystèmes afin d’aider les communautés à faire face aux effets du changement climatique, aussi bien dans les zones forestières que dans les régions minières.

Il a rappelé que la province de la Tshopo occupe aujourd’hui la première place au niveau national avec 45 titres de Concessions Forestières des Communautés Locales (CFCL) attribués, couvrant près de 1,2 million d’hectares de forêts. Charles Mpoyi a cependant reconnu que le processus n’a pas été exempt de difficultés. « Il y a eu des succès, mais également des défis et des leçons importantes qui méritent d’être analysés afin d’améliorer davantage le processus », a-t-il déclaré. Il a expliqué que la foresterie communautaire repose sur deux grandes étapes : la phase de demande et d’attribution des concessions, puis la phase de gestion et d’exploitation durable visant notamment l’amélioration des moyens de subsistance des communautés et la conservation des ressources forestières.
Pour sa part, la ministre provinciale de l’Environnement, Bijou Koy, qui a procédé à l’ouverture officielle des travaux, a insisté sur l’importance de cet atelier comme espace de dialogue entre les différents acteurs du secteur.

« Cet atelier constitue un cadre privilégié d’échanges, de réflexion collective et de capitalisation des expériences vécues. Il permettra d’identifier les défis rencontrés, de partager les bonnes pratiques et de dégager ensemble des pistes d’amélioration pour une gestion plus responsable, transparente et durable de nos ressources forestières », a-t-elle affirmé.
La ministre a également rappelé qu’une gouvernance forestière efficace repose sur le respect des procédures, la concertation permanente et la prise en compte des intérêts de toutes les parties prenantes.
Les travaux portent notamment sur l’évaluation des acquis enregistrés dans le territoire de Bafwasende, où le projet est actuellement mis en œuvre. Les participants analysent les expériences issues des phases de demande, d’attribution, de gestion et d’exploitation des concessions forestières communautaires afin de renforcer leur contribution à la résilience climatique et au développement durable des communautés locales de la Tshopo.
À travers cette rencontre, les organisateurs espèrent formuler des recommandations concrètes pour consolider les acquis de la foresterie communautaire et renforcer son rôle dans la protection des forêts ainsi que dans l’amélioration des conditions de vie des populations riveraines.

