Le député national Theoveul Lotika Likwela interpelle le ministre de l’Industrie pour la relance urgente de la Société textile de Kisangani (Sotexki), après sa visite sur le site durant ses vacances parlementaires.
Ce mercredi 1er octobre, l’Assemblée nationale a été le théâtre d’une intervention qui a captivé l’attention, le député national élu de Kisangani, Theoveul Lotika Likwela, a déposé une question orale avec débat adressée au ministre de l’Industrie. Le motif est une relance de la Sotexki, entreprise emblématique qui jadis employait plus de 3 000 personnes et qui aujourd’hui peine à maintenir ses activités.
C’est pendant ses vacances parlementaires que Lotika a visité les installations de Sotexki. Ce qu’il a vu l’a profondément marqué. « Cette société est une véritable richesse pour notre région, mais elle est aujourd’hui presque à l’arrêt. L’argent a été investi, pourtant le fonctionnement est loin d’être satisfaisant », raconte-t-il au micro de Grâce Hamzati de Radio Okapi.
Son intervention à l’Assemblée n’est pas qu’une formalité, elle est le reflet d’une préoccupation bien réelle. « Nous voulons savoir combien d’argent a été injecté, à quoi il a servi, et pourquoi cette entreprise, si importante pour Kisangani et toute la Tshopo, n’arrive pas à reprendre ses activités normalement », insiste Lotika.

Au-delà des chiffres, il y a un enjeu humain et social. Le député rappelle qu’une Sotexki pleinement opérationnelle pourrait réduire le chômage des jeunes et redynamiser l’économie locale. « Jadis, 3 000 familles vivaient grâce à cette société. Aujourd’hui, à peine 200 personnes y travaillent. Il est temps de redonner vie à Sotexki », souligne-t-il.
Lotika ne se limite pas à interpeller le ministre, il appelle également le Bureau de l’Assemblée à renforcer le contrôle parlementaire, pour assurer la transparence du processus et garantir que les fonds publics engagés servent réellement à relancer l’entreprise.
La Sotexki est bien plus qu’une simple usine textile. C’est un symbole de développement, un espoir pour l’emploi des jeunes et un moteur potentiel pour l’économie de la Tshopo. La question est désormais entre les mains du gouvernement et de l’Assemblée nationale, la société emblématique retrouvera-t-elle bientôt sa place dans le tissu industriel congolais, ou restera-t-elle un rêve suspendu ?

