Le projet Tu Faulu Pamoja, (Réussissons ensemble) dans sa phase 2 de CAFOD a franchi une étape décisive cette semaine à Kisangani, dans la province de la Tshopo. Un atelier intensif de trois jours soit du lundi à ce mercredi 15 octobre 2025 a réuni les partenaires clés et la société civile pour l’élaboration de son plan de plaidoyer et de communication, un outil essentiel pour faire progresser la représentation des femmes et des jeunes dans les sphères décisionnelles.

L’atelier a été facilité localement par le Dr Demagel GELENGI et Jean-Paul Nyindu. Il visait à structurer la stratégie d’influence des organisations partenaires, notamment le Mouvement Rien Sans les Femmes (RSLF) et l’Union des Jeunes Congolais pour le Changement (UJCC).


Interrogée par KIS24, Claudine Bela, point focal du Mouvement Rien Sans les Femmes (RSLF) à Kisangani, a souligné l’importance de cette initiative, financée par l’Ambassade de Suède via CAFOD. « Nous venons de terminer la première année de la deuxième phase du projet TUFAULU PAMOJA », a-t-elle expliqué. « Il était donc important d’élaborer un plan de plaidoyer et de communication ».
Mme Bela a rappelé l’enjeu principal du projet qui est notamment la sous-représentation chronique des femmes et des jeunes dans les instances de décision.
« Les femmes sont moins représentées dans la sphère décisionnelle à tous les niveaux. Que ce soit dans les mécanismes de paix, dans les structures humanitaires, on ne retrouve pas assez de femmes, même des jeunes », a-t-elle déploré.

Et d’ajouter : « Durant les trois jours ici, nous avions passé en revue les trois problèmes qui ont été retenus » , a précisé Claudine Bela. L’atelier a rassemblé, outre les membres du RSLF et de l’UJCC, des organisations de la société civile non affiliées et des représentants de Local Space.
Les participants ont travaillé ensemble pour analyser « les vrais problèmes liés à la faible représentativité des femmes et des jeunes dans les initiatives décisionnelles et des mécanismes de paix, etc ».
L’approche a été méthodique, incluant l’élaboration de l’arbre des problèmes et de l’arbre des solutions, ainsi qu’une analyse SWOT (Forces, Faiblesses, Opportunités, Menaces).
« Ce que nous avons le plus apprécié, c’est la qualité des débats », a confié la point focale du RSLF. « La majeure partie du travail s’est faite en groupe, où les gens analysaient les problèmes et leurs causes. »
Objectif 2026-2027-2028 : Faire bouger les lignes

Le résultat de cet effort collectif est une ébauche solide du plan stratégique. « Nous sommes satisfaits du résultat de ce travail, parce qu’au moins, nous avons une ébauche du plan de plaidoyer et de communication qui a été produite par les participants », a affirmé Claudine Bela.
Les facilitateurs vont désormais finaliser le document avant de le soumettre à CAFOD. L’ambition est claire : le projet Tu Faulu Pamoja doit avoir un impact concret.
« Nous voulons nous assurer que l’année prochaine, en 2027, en attendant 2028, nous puissions faire bouger les lignes, que l’on sente la présence des femmes et des jeunes dans toutes les sphères décisionnelles, à tous les niveaux et dans tous les domaines, », a conclu Mme Bela, témoignant de la détermination des acteurs locaux à transformer les résolutions de l’atelier en réalités d’inclusion.

