À 25 km de Kisangani, sur la route des Éléphants, axe Kandangba, 489 élèves de l’école primaire Bukaka, située à Mugbamboli 1, étudient dans des conditions alarmantes. Faute de bancs, de tables et de bâtiments adéquats, les enfants suivent les cours assis à même le sol, dans des salles délabrées construites en simples sticks.
Le directeur de l’école, M. Jean Liguza Milombi, alerte sur les risques auxquels sont exposés les enfants.
« Nos élèves étudient dans de très mauvaises conditions. Il n’y a pas de bancs. Les enfants suivent les cours par terre et écrivent sur leurs genoux. Cette situation les expose à des maladies comme la fièvre typhoïde et la grippe, à cause de la poussière », dénonce-t-il.

L’équipe enseignante partage la même inquiétude. Mme Afeno Lilwagina, enseignante de 3ᵉ année, constate chaque jour les conséquences de cette situation :
« Les enfants viennent propres à l’école mais rentrent sales. Les parents doivent laver les uniformes tous les jours », regrette-t-elle.
Créée en 1994 avec 15 salles de classe, l’école primaire Bukaka ne fonctionne plus aujourd’hui qu’avec 9 salles, faute de bâtiments en bon état. Cette insuffisance d’infrastructures, combinée à une population scolaire de 489 élèves, rend les conditions d’apprentissage extrêmement difficiles.
Face à cette situation critique, la direction de l’école, les enseignants ainsi que les parents des élèves lancent un appel urgent à l’État, aux ONG, aux partenaires éducatifs et à toute personne de bonne volonté. Ils sollicitent une intervention rapide pour notamment reconstruire ou réhabiliter l’école et fournir des bancs, tables et matériels scolaires.
« Sans un appui rapide, nous risquons de compromettre l’avenir de toute une génération », insiste le directeur.

