Le Président de l’Assemblée provinciale de la Tshopo, le Dr Mateus Kanga Londimo, a pointé du doigt les causes de l’instabilité qui paralyse les provinces de la République Démocratique du Congo (RDC). Il l’a fait à l’issue d’un atelier, tenu du 2 au 4 septembre 2025 à Kinshasa, sur le fonctionnement et la stabilisation des institutions provinciales.
L’atelier, organisé à la demande du président de la République, a été initié par le vice-Premier Ministre et ministre de l’Intérieur, Jacquemin Shabani. Pour le Dr Kanga Londimo, la situation actuelle est le résultat de plusieurs problèmes :
- Non-respect des engagements : Les promesses électorales et les programmes des gouvernements provinciaux ne sont pas tenus.
- Mauvaise gestion financière : L’opacité règne dans l’utilisation des fonds publics.
- Faible prise en charge des élus : Les députés provinciaux ne bénéficient pas d’un soutien adéquat.
- Ingérence extérieure : Certaines autorités nationales s’immiscent excessivement dans les affaires provinciales.
Des remèdes pour une meilleure gouvernance
Face à ces défis, le président de l’Assemblée provinciale a formulé plusieurs recommandations pour renforcer la stabilité et la bonne gouvernance :
- Réduire les ingérences : Il est crucial de limiter l’implication des autorités nationales et de respecter les prérogatives des institutions provinciales.
- Plus de transparence financière : La gestion des finances publiques doit être plus claire pour tous.
- Renforcer la communication : Créer des cadres de dialogue réguliers entre les gouvernements et les assemblées provinciales pour améliorer la collaboration.
- Former les élus : Organiser des sessions de formation régulières pour les membres des gouvernements et les députés.
- Empêcher la manipulation : Veiller à ce que les députés ne soient pas manipulés et que les décisions prises soient rigoureusement appliquées.
Le Dr Kanga Londimo a conclu son intervention en insistant sur la nécessité d’impliquer toutes les parties prenantes, y compris les autorités locales, pour créer un environnement propice au développement socio-économique des provinces.
Pour lui, la stabilité des institutions provinciales n’est pas une option, mais une condition essentielle pour que la RDC atteigne ses objectifs de développement. « On peut soigner un malade quand on connaît la vraie cause de la maladie », a-t-il affirmé, soulignant l’importance d’identifier les dysfonctionnements pour mettre en œuvre des solutions concrètes et durables.

