Tshopo/Objectif 50/50: Le mouvement rien sans les femmes se lève et prend de toutes mains la résolution 1325 de l’ONU

Implantée depuis 2015, dans diverses provinces de la RDC, la synergie Tufaulu Pamoja/ Rien Sans les Femmes (RSF) voit le jour dans la Tshopo, vers les années 2017 avec comme bataille la défense des droits des femmes en RDC. Selon cette idée maîtresse, les femmes peuvent notamment participer à la consolidation de la paix, prévention des conflits et la reconstruction de l’image de la Tshopo.

Samedi 05 Février 2022, une Réunion avec débat a été organisée par les femmes de cette structure devant plusieurs autorités de Kisangani qui ont répondu présentes à cette activité dans le cadre du projet TUFAULU PAMOJA, un projet financé par l’ambassade de Suède en RDC. Le thème soutenu pour la dite réunion était porté sur la problématique onusienne de la résolution 1325.

Dans cette résolution, l’ONU prévoit 17 ODD dont en ce jour la synergie rien sans les femmes a exploité seulement le 5ème et 16ème ODD, qui prônent à savoir :

  • Égalité de sexe et l’autonomisation de la femme et de la jeune fille ;
  • promouvoir l’avenir de la société pacifique et inclusive au fin du développement durable, à la justice pour tous.

Pour Albertine likoke, ministre provinciale du genre, la motivation était de faire le ralliement entre la résolution 1325, les ODD et les engagements du gouvernement de la RDC au niveau national que provincial.

 »on peut voir effectivement que le gouvernement respecte et a pris des engagements vis-à-vis de la femme, par rapport à l’égalité de sexe et à l’autonomisation de la femme et fille. On voit même le plan Arsenal juridique », a-t-elle dit.

Et d’insister :

«Nous avons la loi sur la mise en œuvre de la parité pour l’égalité des sexes, et pour l’autonomisation de la femme et la fille y a des programmes et projets que le gouvernement national pilote, au niveau de la province. On a vu des engagements par rapport à la sensibilisation sur la question des droits de la femme et aussi par rapport à la participation politique la représentativité de la femme, la dénomination de la femme à des portes clés à tous niveaux sont bien effectives. Bref ,la satisfaction était au rendez-vois»

De sa part, le ministre de l’intérieur Tongo Bandamali, veut promouvoir les organisations des femmes à tous les niveaux. Pour lui, ça sera un des mobiles de leurs réussites et « à savoir que très souvent le souci se situe au niveau des postes électifs et non nominatifs », a-t-il souligné.

Présent à cette réunion, le président de l’Assemblée provinciale a exhorté les femmes à manifester les ambitions pour les postes politiques souhaités.

Il faut se poser la question de savoir malgré les multiples femmes, pourquoi les hommes sont toujours plus élus qu’elles pourtant les femmes font plus mieux que les hommes. On aurait un Congo meilleur si les femmes étaient à la tête », a ajouté Gilbert Bokungu.

À l’issue de ladite réunion, plusieurs recommandations ont été formulées. Il s’agit notamment entre autres:

  • Les Etats généraux du genre;
  • Les Etats généraux de l’EPST.

En rappel, la résolution 1325 a été prise par le conseil de sécurité des Nations-Unies dans sa 4213e séance qui concerne les droits des femmes, la paix et la sécurité. En ce jour, la synergie rien sans les femmes retient 4 piliers :

  • La prévention
  • La participation
  • La protection
  • L’autonomisation/relèvement de la femme et la fille.

Ruth Musana

Journaliste reporter, Chanteuse et Modératrice

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