Le président de l’Assemblée provinciale de la Tshopo, Mateus Kanga Londimo, a exprimé la volonté de doter la province d’un instrument juridique visant à réglementer les activités funéraires, à travers une proposition d’édit jugée recevable par les députés provinciaux.
« Cette initiative vise à restaurer la dignité des funérailles, à renforcer l’ordre public et à garantir le respect des normes sanitaires dans notre province », a déclaré Mateus Kanga Londimo, lors de la présentation de ladite proposition en séance plénière.
Selon l’initiateur, cette démarche fait suite aux nombreuses dérives observées lors des cérémonies funéraires, notamment les troubles à la quiétude publique, les comportements inciviques et le non-respect des règles sanitaires.

Avant d’être déclarée recevable, la proposition d’édit a été examinée en plénière, où les députés provinciaux, regroupés par groupes parlementaires, ont apporté leurs contributions à travers des observations et suggestions. Ces apports ont permis d’enrichir le texte et de l’adapter aux réalités socioculturelles de la province.
À l’issue des débats, la plénière a jugé recevable la proposition d’édit et l’a transmise à la Commission politique, administrative et judiciaire (PAJ) pour toilettage et examen de fond, conformément aux procédures parlementaires.
Selon son économie générale, cette proposition d’édit comprend sept chapitres en dehors de l’exposé des motifs. Le premier chapitre porte sur les dispositions générales, notamment l’objet, le champ d’application et les définitions. Le deuxième traite de l’autorisation et de l’organisation des obsèques, tandis que le troisième encadre l’entreposage et le transport des corps.
Le quatrième chapitre aborde les cérémonies coutumières et religieuses, le cinquième fixe les conditions et délais d’inhumation, le sixième est consacré aux infractions et sanctions, et le septième regroupe les dispositions finales.
Cette proposition d’édit vise notamment à assurer la dignité des funérailles, à prévenir les troubles à l’ordre public et à garantir la sécurité sanitaire des populations dans la province de la Tshopo.
La Commission PAJ dispose d’un délai réglementaire pour examiner le texte avant sa présentation en plénière pour adoption.

