À Kisangani, deux jours de discussions se sont achevés ce mercredi 26 novembre 2025 entre l’ICCN et les communautés locales riveraines de Bafwasende (Tshopo) et de Lubutu (Maniema). Ces échanges, organisés autour du thème : « Nos liens avec la nature : construire un avenir durable autour du parc de la Maiko », visaient à rétablir une collaboration longtemps fragilisée entre les parties prenantes.
Pendant plus d’un demi-siècle, l’absence d’appui aux populations riveraines a nourri un sentiment de conflit. Les habitants locaux, privés d’une partie de leurs forêts après la création du parc, n’ont pas bénéficié des alternatives pour compenser cette perte. Le chef de site du parc national de la Maiko reconnaît que ce manque d’accompagnement a profondément affecté la relation entre le parc et ses voisins.

L’ICCN co-gère désormais le parc avec Fauna & Flora International. C’est une nouvelle dynamique qui facilite la mobilisation de fonds au profit du parc et des communautés d’Obokote, de Bafwasende, et ceux vivant aux alentours du Parc. Ces dernières ont exprimé des besoins prioritaires : écoles, centres de santé, projets d’élevage et autres initiatives de développement.
Le parc s’est engagé à aller directement à la rencontre des villages pour identifier et hiérarchiser les besoins. Une feuille de route a été adoptée pour concrétiser les décisions prises à Kisangani, avec l’appui du Réseau pour la Conservation et la Réhabilitation des Écosystèmes Forestiers. Un dialogue similaire a été organisé à Butembo, dans le Nord-Kivu. Ce premier dialogue a concerné le secteur nord (Mangurejipa) du parc et Kisangani, autour des secteurs centre(Bafwasende) et sud (Lubutu)

