Des acteurs et des militants des différentes associations et des organisations de la société civile de la Tshopo ont pris part active, ce samedi 10 mai 2025, à Kisangani, à un atelier majeur sur le renforcement de leurs capacités aux innovations du plan d’action nationale de la 3eme génération (PAN3) sur les femmes, la paix et la sécurité.
Organisé par le mouvement Rien Sans les Femmes (RSLF), dans le cadre de la mise en œuvre du projet « Tufaulu Pamoja ( Ndlr réussir ensemble ) phase 2 », appuyé par CAFOD avec les fonds de la Suède, cette activité clé a visé d’améliorer les connaissances des acteurs de la mise en œuvre de la résolution 1325 du conseil de sécurité en innovations du PAN3.
Mme Elisabeth Isikisiki, cheffe de la division provinciale du genre, famille et enfant, qui a animé cette session, a souligné l’importance de la vulgarisation des innovations apportées au plan d’action nationale de la résolution 1325. À l’en croire, cet atelier a mis en lumière les modalités et certaines recommandations pour la mise en œuvre des innovations apportées et aussi la participation de la femme en travers cette mise en œuvre.
« Nous avons réuni ces acteurs pour les informer sur les innovations apportées au PAN3. Quelle est la participation de la femme et comment elle doit travailler avec son partenaire homme et les filles et même les enfants. Il y a des conflits qui s’accentuent notamment à l’est de la RDC, nous devons être impliqués dans la gestion et la résolution des conflits pour la paix durable. La vie de toute la population en dépend », a-t-elle indiqué à KIS24.
Des conflits émergeants, 5eme pilier innovant

Outre les 4 piliers majeurs de la résolution 1325, qui sont notamment la prévention, la participation, la protection et le relèvement de la femme, paix et sécurité, un pilier important et innovant s’est ajouté dans la mise en œuvre. Il s’agit de conflits émergeants.
Mme Elisabeth Isikisiki confie que cet aspect est crucial. « on vient de se réaliser qu’il a manqué beaucoup d’éléments pour étoffer cette résolution. Le point oublié concerne surtout les conflits émergeants. Nous devons attaquer les racines pour mettre fin à cette situation », a-t-elle ajouté.
Des recommandations en vue


Modéré par Mme Claudine Bela, point focal du mouvement RSLF dans la province de la Tshopo, cet atelier a été une occasion pour les participants de mettre en avant quelques recommandations en vue de la mise en œuvre concrète de cette résolution 1325 incluant les innovations du plan d’action nationale.
En clair, les participants ont indiqué qu’il faudra des actions de plaidoyers auprès des autorités à tous les niveaux, la vulgarisation dans les médias, des actions en faveur des femmes détenues, etc.
La résolution 1325 est une résolution onusienne, adoptée à l’unanimité le 31 octobre 2000 par le Conseil de sécurité des Nations unies dans sa 4213e séance, qui concerne les droits des femmes, la paix et la sécurité.
Elle se situe dans la continuité des résolutions 1261, 1296 et 1314 et aborde les thèmes de la représentation des femmes dans les organismes de résolution des conflits et lors des processus de paix, la condition féminine durant le rapatriement et le déplacement de populations, ainsi que celui de la rééducation et de la réinsertion des femmes et jeunes filles consécutives à un conflit armé.

