Le ministre provincial de l’Emploi, Travail et Prévoyance sociale de la Tshopo, Ghislain Mogenya Baraka, a réaffirmé avec force sa détermination à faire respecter la législation du travail dans la province. Lors d’un point de presse tenu ce samedi 17 octobre 2025 à Kisangani, en présence du conseiller au Ministère National du Travail, Monsieur Ernest HANS et l’inspecteur provincial du Travail, le Ministre Mogenya a annoncé la fin de la tolérance pour les entreprises qui, a-t-il dit, « piétinent les droits des travailleurs » et s’est engagé à restaurer un climat social « juste et équitable ».
Cette offensive intervient dans le cadre d’une mission conjointe d’inspection initiée par le ministre national de l’Emploi, Ferdinand Massamba, suite de sa visite début octobre. « Le temps des discours est révolu. Les textes seront appliqués dans toute leur rigueur contre ceux qui piétinent les droits des travailleurs », a déclaré fermement Ghislain Mogenya.

Le choix de la Tshopo comme point de départ de cette mission nationale est qualifié d’« hautement symbolique » par le ministre provincial. Il ambitionne de faire de Kisangani un « modèle de conformité et de justice sociale », s’inscrivant ainsi dans la vision du Président Félix Tshisekedi.
La mission mixte, composée d’inspecteurs nationaux et provinciaux, vise à vérifier la stricte application du Code du travail dans les entreprises. Les points de contrôle sont multiples :
- Application du Salaire Minimum Interprofessionnel Garanti (SMIG) (14 500 FC, avant son relèvement à 21 500 FC en 2026).
- Régularité des contrats de travail.
- Emploi des étrangers et détention des cartes de travail réglementaires.
- Normes d’hygiène, sécurité et santé au travail.
- Paiement des cotisations sociales à la Caisse Nationale de Sécurité Sociale (CNSS) et à l’Institut National de Préparation Professionnelle (INPP).
Le ministre Mogenya a notamment dénoncé la tendance de certaines entreprises à préférer la main-d’œuvre étrangère pour des postes pourtant accessibles aux nationaux. « Nos compatriotes errent sans emploi pendant que des postes accessibles sont confiés à des étrangers. Cela doit changer », a-t-il insisté. Il a également ciblé les cas d’étrangers travaillant « sans carte et ceux qui exploitent les compatriotes sans contrat ».
Éducation, Assainissement et Sanctions
Bien que cette campagne ne soit « pas une chasse aux entreprises », le ministre a insisté sur son objectif d’éduquer et responsabiliser les employeurs. Il s’agit d’une démarche d’assainissement. Néanmoins, ceux qui s’obstinent, en revanche, répondront de leurs actes.
Mogenya a tenu à dissiper toute confusion quant à l’aspect financier de la mission. « Cette mission n’a rien de financier. Les perceptions relèvent de la DGRAD. Nous, nous constatons et dressons les procès-verbaux », a-t-il martelé.
Après la ville de Kisangani, les contrôles s’étendront aux territoires de Banalia, Bafwasende et Isangi, puis couvriront l’ensemble de la province. L’objectif final est d’instaurer une culture du respect de la loi pour les travailleurs congolais. « Le respect du travail doit devenir une réalité, pas un slogan. La loi sera appliquée à tous, sans distinction », a-t-il conclu, annonçant une gouvernance ferme et équitable du monde du travail dans la Tshopo.

