Dans une ambiance pesante, mais chargée d’espoir pour certains élus, une motion de défiance déposée officiellement à l’Assemblée provinciale de la Tshopo contre le Gouverneur Paulin Lendongolia Lebabonga. Une action parlementaire signée Bienvenue Bolongue ,redoutée depuis plusieurs mois, mais qui trouve enfin sa concrétisation après 18 mois de gestion jugée décevante par des Tshopolais.

Un gouverneur qui n’a pas tenu parole ne mérite plus notre confiance  » lâche l’initiateur de la motion.

Porté au pouvoir dans un contexte d’espoir et de promesses de redressement, Paulin Lendongolia avait juré, devant la plénière, qu’en six mois, des signes visibles de changement seraient palpables. À défaut, il s’engageait à démissionner. 18 mois plus tard, aucun signe de transformation n’est visible. Bien au contraire.

Approchés par kis24.info dans les couloirs de l’assemblée provinciale, les députés signataires dénoncent une absence flagrante de résultats, des promesses non tenues, une gouvernance solitaire, marquée par l’opacité, les tensions politiques et l’affaiblissement des services publics essentiels. L’économie provinciale, l’administration territoriale, les infrastructures, les jeunes et les secteurs sociaux sont restés en état d’abandon.

La motion de défiance, déposée conformément aux articles 198 de la Constitution et 207 du Règlement intérieur de l’Assemblée provinciale, vise à obtenir la déchéance du Gouverneur.

Selon plusieurs sources internes, plus de 19 députés sont déjà acquis à cette cause. Une majorité absolue est en vue si les pressions politiques n’interfèrent pas.

 » 8 Signatures pour le dépôt de la motion mais il ya déjà 19 députés qui valident la démarche. À l’allure où vont les choses, le gouverneur pourra tomber si rien n’est fait pour empêcher la démarche « , révèle un agent administratif avec un visage affaibli commis à l’assemblée provinciale. avec 25 voix sur 28

Les six péchés capitaux de Paulin

La motion évoque plusieurs griefs :

  • L’incapacité de gouvernance,
  • L’absence de bilan à mi-parcours,
  • Le mépris des institutions provinciales,
  • Les atteintes aux libertés fondamentales, notamment à l’égard des journalistes et activistes,
  • Et surtout, l’incapacité à mobiliser les recettes et exécuter le budget provincial.
  • La surfacturation des différents marchés publics et l’oisiveté dans la gestion des fonds de la province.

Pour de nombreux Tshopolais, cette démarche parlementaire n’est pas une surprise. Les frustrations sont visibles. Les manifestations citoyennes, les critiques des médias locaux et les appels à la responsabilité se sont multipliés. Beaucoup interrogés par KIS24 estiment que la Tshopo tourne en rond depuis trop longtemps, victime d’un leadership sans cap.

Cette motion survient dans un climat institutionnel déjà tendu. Il y a quelques jours, une pétition visant le bureau de l’Assemblée provinciale, notamment son président Mateus Kanga, avait été rejetée par la majorité des élus. Ce revers pour les instigateurs de cette initiative semble avoir renforcé le camp du bureau, qui reçoit désormais avec fermeté les demandes de reddition de comptes. La motion contre le Gouverneur Lendongolia pourrait, cette fois, ouvrir un nouveau chapitre, si elle obtient le soutien nécessaire pour être débattue en plénière. Le feuilleton politique se poursuit dans la province de la Tshopo.

Qui vivra verra!

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