Dans un point de presse tenu ce mercredi 8 octobre 2025 à son cabinet, le président de l’Assemblée provinciale de la Tshopo, Mateus Kanga, a brisé le silence. Face aux rumeurs d’une pétition visant sa déchéance, il accuse ouvertement le Gouverneur de province d’en être l’instigateur, avec des méthodes qu’il juge corrompues et immorales.
C’est un Mateus Kanga sans détour qui s’est exprimé devant les journalistes de Kisangani ce mercredi matin. Le président de l’Assemblée provinciale affirme que le gouverneur est à la manœuvre derrière la pétition en cours contre lui. Encore il l’accuse d’acheter les signatures des députés à hauteur de 1 500 dollars chacune, avec promesse d’un second versement le jour du vote.
« Ce n’est pas un secret, ce n’est pas à nous cacher. Le gouverneur est derrière cette pétition, parce qu’il me considère comme un obstacle à ses dérives », a déclaré Mateus Kanga, sans ambages.
Alors que la tension politique monte d’un cran à la Tshopo, la sortie médiatique de Mateus Kanga expose une fracture profonde entre l’exécutif provincial et l’Assemblée. La suite s’annonce électrique, entre révélations, manœuvres politiques et pression populaire. Une chose est sûre, e bras de fer est désormais public.
Il affirme également que les fonds utilisés pour financer cette campagne viendraient du Trésor public, vidant ainsi les caisses de l’État pour régler des comptes personnels.
« C’est l’argent du contribuable qui est en train d’être vidé pour obtenir la tête d’un président de l’Assemblée », a-t-il martelé.
Mateus Kanga, loin de se laisser intimider, rappelle qu’un président d’Assemblée reste avant tout un député provincial élu et qu’en cas de destitution, il continuera à exercer son pouvoir de contrôle, fort de ses convictions.
« Je n’ai jamais touché un seul franc de ses mains. Je suis resté fidèle à mes principes depuis le début, et je le resterai, même seul contre tous », a-t-il ajouté.
Il affirme détenir des preuves accablantes et espère que justice sera faite, allant jusqu’à souhaiter que le gouverneur « finisse en prison ». Mateus Kanga est convaincu que la population finira par comprendre ce qui se passe en coulisses. Il conclut sur un ton de défi :
« Il cherche ma tête depuis le lendemain de son élection, simplement parce qu’il sait que je n’ai pas voté pour lui. Mais je ne céderai pas. »
Au-delà de la querelle politique, c’est l’image même des institutions provinciales qui se trouve écornée, dans une province où la population attend des solutions concrètes à ses problèmes quotidiens. Pendant que les accusations fusent, les attentes sociales, elles, restent sans réponse.

