Pour sa première sortie médiatique depuis sa prise de fonctions, le nouveau Directeur général de la régie de des impôts provinciaux de la Tshopo (DGIPT), Jacques Lomalisa, a tracé les grandes lignes de son action. Son objectif est de faire de la mobilisation des ressources publiques la priorité absolue pour soutenir le développement de la province.
Cette nouvelle régie financière de la Tshopo entame une nouvelle ère. Issue de la scission de l’ancienne DGRPT, cette entité se concentre désormais exclusivement sur la fiscalité, tandis qu’une seconde structure gère les recettes non fiscales. Cette réorganisation vise avant tout à optimiser la traçabilité des fonds et à accroître l’efficacité de l’administration.
Toutefois, Jacques Lomalisa se veut pragmatique face aux attentes. « Cela ne se fera pas par un coup de bâton magique, mais par un travail de fond », a-t-il prévenu, soulignant que le redressement financier de la province sera un processus graduel.
Le défi du civisme fiscal
Le diagnostic posé par le Directeur général est sans appel. Le manque de civisme fiscal freine la croissance de la province. Selon lui, trois catégories de contribuables ralentissent la collecte :
- Les citoyens ignorant leurs obligations fiscales.
- Ceux qui profitent de la relative faiblesse de l’autorité de l’État.
- Ceux qui refusent délibérément de s’acquitter de leurs taxes.
Pour y remédier, la régie financière mise sur la pédagogie. Des campagnes d’éducation civique ainsi qu’une « Journée fiscale » seront prochainement organisées pour encourager les déclarations volontaires et instaurer une véritable culture de l’impôt.
Outre le comportement des assujettis, Jacques Lomalisa pointe du doigt des dysfonctionnements internes. Il a notamment dénoncé l’attitude de certains recouvreurs qui, au lieu de collecter les fonds, se muent en « conseillers » pour aider les contribuables à contourner le fisc.
Pour mettre fin à ces dérives, deux leviers seront actionnés :
- Le renforcement des capacités : Des sessions de formation pour professionnaliser les agents.
- La digitalisation : Une réforme majeure visant à numériser l’ensemble du circuit de collecte. Ce système permettra un suivi en temps réel des encaissements et limitera drastiquement le coulage des recettes.
En rationalisant l’administration et en élargissant l’assiette fiscale, Jacques Lomalisa espère non seulement améliorer les conditions de travail de ses agents, mais surtout doter la province de la Tshopo des moyens financiers nécessaires à ses ambitions socio-économiques. La fermeté et la transparence semblent être les nouveaux maîtres-mots de la gestion fiscale en province.

