Face aux tensions et crises politiques qui secouent plusieurs provinces de la République Démocratique du Congo, le Courant des Démocrates Rénovateurs (CDER) tire la sonnette d’alarme. Dans une communication officielle datée du 1er novembre 2025, le parti appelle les institutions provinciales et les élites politiques à un sursaut de responsabilité pour préserver l’intérêt public et éviter la dérive institutionnelle.
Le Comité Exécutif National du CDER, à travers son Secrétaire National en charge de la Coordination de la Communication, le Professeur Ordinaire Frédéric Adelbert KINKANI M.K., exprime sa vive préoccupation face à la situation politique qui prévaut actuellement dans neuf provinces du pays : Haut-Lomami, Kasaï-Oriental, Kongo-Central, Kwango, Maï-Ndombe, Sankuru, Sud-Kivu, Sud-Ubangi et Tshopo.
Selon la communication officielle, ces entités font face à des tensions persistantes et à des crises politiques multiformes entre les organes délibérants et les exécutifs provinciaux. Ces blocages, souligne le CDER, risquent de compromettre les efforts de développement et de freiner la trajectoire de progrès des provinces concernées.
Le parti rappelle que toute action politique ou publique doit viser le développement économique et social du pays. Toute démarche contraire, estime-t-il, constitue un non-sens et une trahison des aspirations profondes du peuple congolais. Le CDER insiste sur le fait que le fonctionnement harmonieux des institutions politiques est une condition essentielle pour l’ancrage de la démocratie et la stabilité nationale.
« Le dynamisme de l’instauration démocratique dans notre pays requiert le libre exercice des prérogatives constitutionnelles, mais toujours guidé par l’intérêt public, qui est la loi suprême », affirme le communiqué.
Dans cette optique, le CDER en appelle à la prise de conscience des élites politiques et à la responsabilité des dirigeants provinciaux, afin d’éviter que leurs actes de gestion ne fragilisent davantage la cohésion nationale. Le parti plaide pour un fonctionnement régulier et efficace des institutions ainsi qu’une gouvernance axée sur la transparence et la redevabilité.
le CDER avertit que nul ne doit transformer sa responsabilité politique en une autoroute vers la mauvaise gouvernance. Pour le parti, seule une gestion rigoureuse, fondée sur l’intérêt collectif et le respect des institutions, permettra de consolider les acquis démocratiques et de garantir un avenir prospère pour la nation.
Signée à Kinshasa, le 1er novembre 2025, cette communication se veut un appel patriotique à la raison, à la discipline institutionnelle et à la cohésion nationale trois piliers que le CDER estime indispensables pour éviter la dérive et conduire la République sur le chemin du progrès durable.

