Tshopo: l’ambassade du Pays-Bas palpe du doigt les interventions de la CDJP dans la résolution des conflits à Isangi et Ubundu

En séjour de près d’une semaine dans la province de la Tshopo, la délégation de l’ambassade de Pays-Bas en poste à Kinshasa s’est imprégnée de différentes interventions de leurs partenaires dans plusieurs secteurs clés de développement à Kisangani, chef-lieu provincial de la Tshopo. Ce mardi 17 Mars, la commission diocésaine Justice et Paix Kisangani (CDJP), une structure de l’église catholique, a été visitée par cette délégation avec en tête, Marion, la cheffe des missions adjointe de l’ambassade du Pays-Bas.

Au tour d’une même table, les différentes activités réalisées par la CDJP/Kisangani ont été passées au peigne fin, mais également, la planification des prochaines activités à exécuter dans le cadre de deux programmes dont celui de la résolution des conflits entre les communautés Ifiti-Bolambi en territoire d’Isangi et le programme Lomami, de conflits entre la population et l’ICCN dans le territoire d’Ubundu. Des conflits nés sur base du Parc de Lomami, dont sa superficie s’étend du territoire de Kailo au Maniema, en passant par le territoire d’Opala à la Tshopo jusqu’en territoire d’Ubundu d’où la Tshopo a trois quarts du Parc.

Après les affrontements et toutes autres formes de conflits ayant détruits les bonnes relations entre les paysans à Isangi et Ubundu, la CDJP s’est engagé dans la résolution de ces conflits liés à la gestion environnementale, aux ressources naturelles, à l’exploitation de terres. Pour Isangi, note-t-on, l’origine des conflits fut les inondations qui ont menacé l’une des communautés et a jugé bon se mettre à l’abri au côté de l’autre. Et, des résultats en cours des activités de la CDJP sont quasiment positifs.

Vous savez que la plupart de conflits sont soit ceux de terres soit liés au pouvoir coutumier. À Isangi, il y a eu des batailles rangées entre les communautés, d’incendie, de casses et des arrestations. pour endiguer ces conflits, plusieurs tentatives n’ont pas abouti, c’est alors qu’on a fait appel à la CDJP/Kisangani et nous avons mener des activités à quatre phases. Il y a des décentes sur terrain pour comprendre la question, des formations sur la résolution pacifique de conflits et la cohabitation pacifique, et après la compréhension des matières, c’est alors que nous avons passé à la cérémonie publique de réconciliation. Ici, les deux communautés ont accepté de fumer ensemble le calumet de la paix. La communauté de Bolambi a accepté de céder une partie de sa terre à celle d’Ifiti qui vivait sous l’eau… » a largement expliqué Cosmas Kono, coordonnateur de la CDJP.

En second point, le programme en cours de Lomami connait tout de même des avancées significatives. Dans ce projet, la CDJP sensibilise les communautés de lomami et l’ICCN qui vivaient en couteau tiré afin qu’ils harmonisent leurs divergences.

La communauté dit que l’ICCN ne tient pas compte de leurs aspirations et l’ICCN, par contre, dit que la population s’ingère dans les espaces du parc, et du coup la flamme s’allume. Après les affrontements, la CDJP va organiser des ateliers, des sessions de formation, de barza communautaires dans les entités respectives pour que la paix y règne. » a ajouté Cosmas Kono, en exclusivité sur Kis24.info

Pour sa part, ayant été mise au parfaim de ce que fait son partenaire et de la projection du film des activités, la représentante de l’ambassade des Pays-Bas a, à cœur joie, plébiscité ces projets qui rentrent dans le cadre du développement communautaire durable.

Notons que plusieurs projets entrepris par la commission diocésaine justice et paix dans la province de la Tshopo bénéficient du financement du Pays-Bas, à travers PAX Ollande.

Nicole ETETE

Steves

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