Faisant suite à des investigations menées au sein des communautés locales, la Synergie des Femmes pour la Paix et la Sécurité de la province de la Tshopo a amorcé une série de contacts et d’échanges avec les autorités publiques.

C’est dans ce cadre qu’une délégation de cette structure citoyenne a été reçue en audience, vendredi 24 juillet, par le Président de l’Assemblée Provinciale de la Tshopo. Au cours de cette rencontre, deux notes de plaidoyer ont été officiellement présentées et remises au chef de l’organe délibérant de la province.

Situation des femmes et jeunes filles dans les zones minières

Selon cette délégation qui a été conduite notament par Me Lauriane Kolongo, la première note de plaidoyer documente la condition des femmes et des jeunes filles dans les zones minières des territoires de Banalia et de Bafwasende.

À l’en croire, les femmes représentent 40% de la chaîne de production minière. Elles exercent dans des conditions de précarité accentuée, caractérisées par l’absence de protection, de contrat de travail, de représentation dans les instances décisionnelles et de considération de la part des exploitants des sites miniers.

Bien plus, des jeunes filles âgées de 13 à 16 ans abandonnent le chemin de l’école et se trouvent contraintes à la prostitution pour assurer leur survie, dans des milieux marqués par la prolifération de maisons de tolérance.

Cette situation entraîne des grossesses non désirées, des infections sexuellement transmissibles, le VIH/SIDA et des décès maternels. À titre d’exemple, le document indique que dans le territoire de Banalia, 30% des filles sont tombées enceintes à un âge inférieur à 18 ans au cours de l’année 2025.

Sécurité urbaine à Kisangani

La seconde note de plaidoyer porte sur la contribution à l’amélioration de la situation sécuritaire dans la ville de Kisangani. Au près de Mateus Kanga, la Synergie a sollicité l’encadrement des groupes de jeunes structurés en gangs qui pullulent dans la ville et se livrent à des actes de vandalisme sous le regard des autorités locales.

Ce rapport pointe la résurgence des cabarets et d’autres espaces de consommation de stupéfiants, notamment l’alcool à forte dose dénommé « Zododo », le chanvre et le tramadol consommé sans prescription médicale, dont la consommation engendre de multiples conséquences dans la ville.

Notons qu’à l’issue de la présentation de ces notes, le Président de l’Assemblée Provinciale, Dr Mateus Kanga, s’est montré attentif et réceptif aux préoccupations soulevées, tout en assurant la délégation de son implication personnelle.

Dans la suite de son agenda, la Synergie des Femmes pour la Paix et la Sécurité prévoit de rencontrer d’autres officiels, notamment le Maire de la ville de Kisangani ainsi que l’Inspecteur Provincial de la Police Nationale Congolaise (PNC).

Leave A Reply

Campagne de sensibilisation contre Ebola