Dans une correspondance adressée au Ministre d’État, Ministre de la Justice et Garde des Sceaux dont une copie a été consultée par KIS24, la Coordination Provinciale de la Société Civile Forces Vives de la Tshopo monte au créneau pour réclamer la direction du Fonds de Répartition des Indemnisations aux Victimes des Activités Illicites de l’Ouganda (FRIVAO).
Signée par son 1er Vice-Président, Franck Linaito Belekea, la correspondance de la Société Civile rappelle qu’elle est au chevet des victimes des activités illicites de l’Ouganda depuis plus de dix ans. Elle dit avoir offert crédibilité et protection à l’Association des victimes de Kisangani, allant jusqu’à héberger leurs bureaux en son propre sein.
« Cet accompagnement a crédibilisé l’Association des victimes des guerres de Kisangani, malgré la manipulation de certaines personnes mal intentionnées qui cherchent à discréditer la société civile », peut-on lire dans le document transmis aux autorités nationales et provinciales.
S’appuyant sur le cadre juridique, la coordination provinciale fonde sa requête sur les articles 8 et 10 du décret n° 19/20 du 13 décembre 2019 portant création, organisation et fonctionnement du FRIVAO. Selon la SOCIV, l’esprit et la lettre de ce texte justifient sa présence à la tête de cet organe.
Les revendications sont claires :
- Le poste de Coordonnateur du FRIVAO.
- Un poste de membre au collège des commissaires aux comptes.
Un appel direct au Ministre de la Justice
La correspondance, qui a été transmise pour information au Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi, ainsi qu’à la Première Ministre, Judith Suminwa, se veut une interpellation directe envers Guillaume Ngefa, actuel Ministre de la Justice.
La Société Civile a déjà joint à son envoi une liste de profils compétents issus de ses rangs, espérant que le gouvernement fera preuve de « respect des dispositions légales » pour garantir une gestion transparente et inclusive des fonds destinés aux victimes de Kisangani.
Reste à savoir quelle suite le Garde des Sceaux donnera à cette requête, alors que la question de l’indemnisation des victimes de la « Guerre de Six Jours » demeure un sujet extrêmement sensible dans la région.
Wait and see, disent les anglais !

