Face à la dégradation persistante de la qualité des réseaux mobiles dans la province de la Tshopo, la Nouvelle Dynamique de la Société Civile de la Tshopo (NDSCI) tape du poing sur la table. Dans une lettre ouverte déposée ce mercredi 24 décembre 2025, l’organisation citoyenne dénonce une « escroquerie » et menace de paralyser les activités d’Orange, Vodacom et Airtel si des mesures concrètes ne sont pas prises sous une semaine.

Me Christian Kambi Mateleka, Président de la NDSCI/Tshopo, a officiellement saisi les responsables provinciaux des trois principaux opérateurs de téléphonie mobile (Orange, Vodacom et Airtel) pour exiger une amélioration immédiate de leurs services.

Pour la NDSCI/Tshopo, la province est délaissée. Elle pointe du doigt une situation devenue invivable pour les abonnés, marquée par une connexion internet léthargique et hachée par des coupures intempestives, des interférences permanentes rendant les appels vocaux inaudibles, et une tarification jugée abusive, avec des forfaits coûteux dont la validité ne dépasse souvent pas 48 heures.

« Nous dénonçons cette escroquerie de notre argent. On nous vend des forfaits tout en sachant que nous ne pourrons pas les utiliser normalement », fustige Me Christian Kambi Mateleka dans sa correspondance.

Trois exigences sur la table

Face à ce qu’elle qualifie de « manque de considération envers les Boyomais », la NDSCI ne se contente plus de simples plaintes et formule trois exigences claires dont :

  • La baisse immédiate des prix de tous les forfaits en attendant une stabilisation technique du réseau.
  • L’extension de la durée d’expiration des forfaits internet à un minimum d’une semaine.
  • La fin des coupures totales de connexion.

Ainsi, cette structure citoyenne a lancé sa lettre d’un ultimatum de 7 jours. Si les opérateurs ne rectifient pas le tir d’ici la fin du moratoire, la NDSCI promet de passer à la vitesse supérieure.

Faute de quoi, nous organiserons des marches de protestation jusqu’à rendre vos bureaux inopérants », prévient le document.

La NDSCI Tshopo veut pousser les opérateurs à investir réellement dans les infrastructures locales pour sortir la Tshopo de cette « zone d’ombre » numérique. À l’heure où nous publions, les directions régionales des entreprises concernées n’ont pas encore officiellement réagi à cette mise en demeure. Les abonnés de Kisangani, eux, attendent de voir si ce cri de détresse sera entendu avant que la colère ne gagne la rue.

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