La tension monte d’un cran dans la province de la Tshopo au nord est de la République Démocratique du Congo. Alors que le gouverneur Paulin Lendongolia vient d’être réhabilité par la Cour constitutionnelle, le mouvement citoyen Lucha dénonce une dérive autoritaire marquée par des intimidations et des menaces de mort ciblant ses militants.
D’un côté, un gouverneur réinstallé dans ses fonctions après sa déchéance en septembre dernier ; de l’autre, une société civile qui crie au scandale et à l’impunité. Dans une déclaration rendue publique ce mardi 14 janvier à Kisangani, la Lucha ne mâche pas ses mots : la réhabilitation de Paulin Lendongolia est une « consternation » qui ne saurait effacer la crise de légitimité profonde au sommet de la province.
Au-delà de la bataille juridique, c’est l’intégrité physique des activistes qui est aujourd’hui en jeu. Le mouvement cite nommément Jedidia Mabela, Zacharie Kingombe et Lambert Bakonda comme cibles de messages de haine et de menaces d’agression. Selon l’organisation, ces pressions émaneraient de soutiens du pouvoir provincial, visant à réduire au silence toute contestation sur la gestion des ressources publiques.
La Lucha exige désormais :
- L’ouverture immédiate d’enquêtes pour identifier les auteurs des menaces.
- L’accélération de la procédure devant la Cour de cassation concernant les soupçons de dilapidation des fonds publics.
« La province ne doit pas être pillée par des individus véreux », martèle le mouvement, rappelant que l’État sera tenu responsable de toute atteinte à la sécurité de ses membres. Malgré la peur, la détermination reste intacte à Kisangani.

