Dans une correspondance officielle, dont une copie est transmise à KIS24, et adressée au Ministre provincial de l’Intérieur, Sécurité, Droits Humains et Affaires Coutumières, Jupson Djeze Zonga, député provincial élu du territoire de Banalia, lance un ultimatum pour l’application stricte des recommandations de l’Assemblée Provinciale.
Porteur des griefs des populations et des usagers de la route, l’élu de Banalia exige la suppression effective de plusieurs postes de contrôle anarchiques avant l’ouverture de la session ordinaire budgétaire de septembre 2026. Cette démarche fait suite à la recommandation votée par l’Assemblée Provinciale de la Tshopo lors de la session de mars dernier, à l’issue d’une question orale avec débat initiée par l’Honorable Fidèle Makofi Bombombo.
Les points de contrôle ciblés par cet ultimatum se répartissent sur deux axes de la province notament :
1.Axe Kisangani – Banalia : la barrière du PK 15 (Secteur Lubuya-Bera), la barrière d’extorsion érigée au Pont Lindi (PK 36), la barrière située à 3 kilomètres de l’entrée du centre de Banalia, et la barrière établie à l’entrée du centre de Kole
2.Axe Kisangani – Alibuku : la barrière illégale d’Alibuku, tenue de manière abusive par les éléments de l’Unité de Police dits « UWA-UWA »
Dans sa note, l’Honorable Jupson Djeze Zonga rappelle que le maintien de ces barrières bafoue de manière flagrante l’ordonnancement juridique de la République démocratique du Congo. Selon lui, la liberté de circulation garantie par l’article 30 de la Constitution est lourdement entravée par des prélèvements arbitraires. Il ajoute que la légalité fiscale est violée par ces perceptions non autorisées par un édit ou une loi, en contradiction avec l’article 174 de la Constitution et la Loi-cadre sur les finances publiques.
Au-delà de l’asphyxie économique qu’elles font peser sur les ménages et les producteurs locaux, l’élu provincial Djeze qualifie la persistance de ces pratiques d’extorsion d’« outrage à la Première Institution provinciale ».
Face à cette situation, le député appelle le responsable sectoriel de la sécurité à instruire sans délai les services compétents pour obtenir la levée inconditionnelle de ces barrières, tout en réclamant des sanctions disciplinaires et judiciaires rigoureuses à l’encontre des agents récalcitrants. La balle est désormais dans le camp de l’Exécutif provincial.

