Seize perroquets gris et verts, issus de saisies opérées dans le cadre de la lutte contre le trafic illicite d’espèces sauvages, ont été relâchés ce mardi 19 mai 2026 au centre de conservation des perroquets du jardin zoologique de Kisangani. Cette opération marque le troisième relâchement organisé par l’Institut Congolais pour la Conservation de la Nature (ICCN/Tshopo), avec l’appui de la Fondation Lukuru, dans le cadre des efforts de protection de la biodiversité dans la province de la Tshopo.
La cérémonie s’est tenue en présence de plusieurs acteurs engagés dans la lutte contre le trafic des espèces protégées, notamment des services étatiques et des partenaires. Elle s’inscrit dans une dynamique de renforcement des actions de conservation face à la pression croissante sur la faune sauvage.

Dans son mot de bienvenue, le directeur provincial de l’ICCN/Tshopo, Gentil Kisangani, a salué les efforts de la ministre provinciale de l’Environnement Bijou Koy pour la vulgarisation de l’arrêté provincial n°01/PLL/PROGOU/TSH/2025 du 19 mars 2025, interdisant formellement la capture et la commercialisation des perroquets gris et verts dans la Tshopo.
Il a également mis en avant la vigilance de la coordination provinciale de l’Environnement dans la lutte contre la criminalité faunique, appelant à une mobilisation accrue :

Nous demandons de renforcer davantage la vigilance afin de sauver les espèces menacées d’extinction .

De son côté, Thérèse Hart, directrice du projet de protection des perroquets en RDC et représentante de la Fondation Lukuru, a exprimé sa satisfaction de voir ces oiseaux retrouver leur habitat naturel :

Les perroquets confisqués arrivent souvent dans un état très déplorable, sans queue et avec des plumes coupées. Après plusieurs mois de soins, ils retrouvent progressivement leurs capacités et peuvent enfin regagner la nature. C’est une immense joie.

Invité spécial à cette cérémonie, l’administrateur du territoire d’Ubundu Yamulamba Kadita a également témoigné de l’importance de cette initiative. Ubundu étant l’un des axes majeurs du trafic de perroquets, il a reconnu avoir dissipé ses doutes quant au devenir des animaux saisis.

On se demandait parfois si ces perroquets n’étaient pas revendus après leur transfert à Kisangani. Aujourd’hui, j’ai vu qu’ils sont bien pris en charge et relâchés dans leur milieu naturel.

Malgré ces avancées encourageantes, le trafic des perroquets demeure une menace persistante dans la province de la Tshopo. Ce troisième relâchement constitue à la fois un signal fort en faveur de la conservation et un rappel de la nécessité de renforcer les actions de surveillance, d’application de la loi et de sensibilisation des communautés pour préserver durablement la biodiversité.

Gerard Mulende Omar

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