Tshopo / Gestion « désordonnée » à l’Urbanisme: Lowatilakose et la boîte à Pandore qui lui met dos au mur (Dossier)

Les conclusions accablantes assorties d’une enquête de l’exécutif provincial sur les faits liés à la grogne exagérée des agents de la division de l’urbanisme entre le 06 et le 07 octobre 2022 mettent, sans ambages, dos au mur, le chef de cette institution Étatique Mr Zacharie Lowatilakose, pour n’est pas le citer. KIS24 a exclusivement consulté ces dernières qui mettent à nu une gestion « chaotique », depuis plusieurs années, de la division provinciale de l’Urbanisme. Un secteur clé pour cette grande province.

Récit de la boîte à Pandore

Les faits remontent depuis plusieurs années. Les agents ne sont pas payés au détriment des fictifs et membres familiers. Un mémorandum rendu public dont Kis24.info a reçu copie, plusieurs griefs sont mis en charge du chef de la division provinciale de l’urbanisme.

Les agents signataires de cette correspondance dénoncent des détournement maffieux des frais des rétrocessions de la DGRAD et la DGRPT depuis septembre 2019, la minorisation de la taxation des autorisations de construire, la confiscation des attributions des agents par le Chef de Division, le détournement des frais techniques issus des autorisations de bâtir, aussi la création des groupuscules d’agents par le Chef de Division, et l’octroi des permis de construire dans les espaces verts et emprises, ainsi que leurs ventes illicites.

À cette boîte à Pandore qui est loin de remplir, Lowatilakose est accusé dans l’ensemble d’une gestion opaque de la Division imbibée des antivaleurs telles que : le népotisme et le favoritisme. À l’en croire, il a établi des permis de construire et de perception des recettes sans quittances ni calcul des superficies bâties, et s’est adonné à la confiscations des jetons de quota des parcelles morcelé dans les concessions des privés au détriment du trésor public.
Il a aussi des installations sanitaires de la Division et transformation de son bureau en installation sanitaire où existe un pot qu’il utilise pour ses besoins.

Ces griefs sont dûment rejetés d’un revers par l’entourage de Lowatilakose qui avancent un « acharnement contre sa personne ». Selon ce dernier, le soulèvement actuel a été déclenché par la réclamation par les agents des jetons reçus lors du morcellement de la concession à côté de la SORGERIE.

À la DGRAD et la DGRPT, Lowatilakose entre les murs

D’après les documents conclusifs de la comission d’enquête, exclusivement exploités par KIS24, une descente a été effectuée à la DGRAD et à la DGRPT pour la collecte des données sur la perception de 5% de la rétrocession des recettes régénérées depuis septembre 2019 à ce jours. Ces dernières ont permis à la commission d’enquête d’entrer en possession de différents documents qui font ressortir les montants ci-après à la DGRPT :

3.200.000 Fc des frais techniques et 1.654.250 Fc de frais de rétrocessifs ainsi que 1.628.842,47 Fc à la DGRAD, soit un Total Général de 6.483.092,47 Fc, à justifier par le Chef de Division.

Dans ses déclarations, au cours de son audition, Zacharie Lowatilakose a reconnu de manière tacite plusieurs faits consignés dans le Mémorandum des agents. Cependant, les différents documents lui demandés comme preuve de justification à l’occurrence le livre de caisse, les états de paie, le registre des assujettis, le quittance des frais perçus pour autorisation de construire, frais techniques et avis urbanistiques n’ont pas été présentés, ce qui démontre « son incompétence et sa mauvaise gestion de la chose publique », conclut la commission ad-hoc.

À l’en croire, à la division de l’urbanisme, il s’est encré un système grave de coulage des recettes de l’Etat, d’où l’urgente nécessité d’une thérapie de choc afin de redorer l’image de l’administration dans cette Division et ainsi contribuer à la maximisation des recettes au profit du trésor public. Le Chef de Division, auteur de ces actes, mérite aussi bien des sanctions administratives que de poursuite judiciaires.

La commission plaide tout de même pour un recyclage de remise à niveau des agents et cadres de la Fonction Publique qui, selon elle, s’avère indispensable sans oublier les mesures contraignantes comme garde-fou pour sécuriser les recettes de l’Etat.

Nikomba ouvre une action disciplinaire

Dans la même foulée, sans lésiner, une action disciplinaire est déjà ouverte par la patronne de l’exécutif provincial de la Tshopo contre le chef de division de l’urbanisme. Ce dernier a 20 jours pour apporter des pièces justificatives demandées par l’autorité provinciale afin de tirer au clair les magouilles entretenues jusque-là.

Il est donc demandé à Lowatilakose de justifier des montants non retracés estimés à un total général de 7.083.092,47 Fc et 27.291 USD. Il pourra aussi expliquer pourquoi :

  • Avoir minoré et perçu les taxes de l’autorisation de bâtir sans quittance pendant trois ans;
  • Avoir utilisé les agents fictifs à la place des agents reconnus par l’Administration, à l’occurrence les sieurs LIKAKA Patrick, LISUMA Gary, MOBABA Roger et consorts,
  • Avoir transformé son bureau en installation sanitaire, en y recourant à un vase,
  • Avoir construit et délivré des autorisations de bâtir sur la voie publique (cas de la 7e avenue Olombe, Quartier Plateau Boyoma et de la Boutique de l’imprimerie de l’archidiocèse de Kisangani dans la Commune Makiso),
  • Avoir créé des groupuscules dans la gestion du personnel ;
  • Avoir transformé la taxe due au morcellement des concessions des particuliers à des jetons de nombre des parcelles à titre individuel.
  • N’avoir pas organisé un livre de caisse et les états de paie de la prime des agents.

Quelque soit la durée de la nuit, le soleil finit toujours par apparaître. Un soleil ardent s’est arrêté à la division provinciale de l’urbanisme, chantant halte au détournement de deniers publics qui freinent le destin et le développement de tout un peuple.

Serge Sindani

Journaliste Multimédia & Reporter

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