La province de la Tshopo semble être minée par une gouvernance approximative, hasardeuse et peu efficace qui freine son développement. À ce jour, la population est exaspérée par une gestion floue et peu structurée du programme quinquennal du Gouverneur de Province, S.E.M. Paulin LENDONGOLIA, présenté à l’Assemblée Provinciale à l’occasion de son investiture survenue le 28 juin 2024.

Selon une opinion avertie, l’évaluation à mi-parcours dudit programme serait décevante à maints égards. Ce qui explique d’ailleurs, la grogne de certains Députés provinciaux contre sa gestion jugée peu orthodoxe. Ces derniers ont épinglé plusieurs dérapages qui plombent le bon fonctionnement de la province, entre autres, le non-respect de la procédure relative à la passation des marchés publics, l’absence de transparence dans la gestion des projets d’intérêt public…

La population se souviendra que récemment, le Sénateur Jean BAMANISA SAIDI avait tiré la sonnette d’alarme sur des imperfections décelées y relatives. Il s’agit notamment de la surfacturation des marchés publics, le contraste flagrant entre le montant investi et les travaux réalisés… Cette pratique adoptée intentionnellement, alourdit manifestement les dépenses de l’État et freine l’efficacité des projets de développement, a-t-il déploré. Il a renchéri que les conséquences indirectes qui en découlent sont multiples dont l’une d’elles est la rupture de la confiance de la population vis-à-vis des Institutions.

À travers ses différentes interventions notamment lors de ses vacances parlementaires, le Sénateur Jean BAMANISA SAIDI n’a cessé de dénoncer l’attribution opaque des contrats à des montants excessifs aux prestataires souvent peu crédibles voire inexpérimentés. Les travaux qui en résultent, sont soit bâclés soit inachevés. Le Stade LUMUMBA et tant d’autres chantiers ouverts à Kisangani en sont des illustrations éloquentes (routes mal bitumées, matériaux de faible qualité, coût exorbitant, délai non respecté… ).

Aussi surprenant que celà puisse paraître, certaines personnes n’ont pas apprécié les observations pertinentes ci-dessus, pourtant louables, soulevées par le Sénateur Jean BAMANISA SAIDI sur la question. Aujourd’hui, les faits lui donnent raison en consultant le rapport du mois d’octobre 2025, élaboré par la Commission parlementaire ad hoc chargée de mener des enquêtes sur la gestion des fonds publics de la province. Selon cette Commission, des irrégularités sont réelles et profondes. Elles exigent la prise des mesures urgentes en faveur de la province de la Tshopo qui se trouve présentement à la croisée des chemins.

Face aux défis en présence, la province de la Tshopo est contrainte à porter son choix entre le changement et la continuité.

Par Jean-Divin TAWAMBA.

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