Tshopo/EPST : Georges Lomalisa fixe l’opinion publique sur « les frais supplétifs » au sein des écoles secondaires

Dans un point de presse animé jeudi 03 février 2022 dans la salle de réunion du ministère Provincial de l’EPST Tshopo, le ministre Georges LOMALISA a passé en revue avec des explications claires, le récent arrêté du gouverneur portant la fixation des frais d’études au sein des établissements scolaires de l’EPST.

Dans le prélude de sa communication, le ministre provincial de l’Enseignement Primaire, Secondaire et Technique, Georges LOMALISA est d’abord revenu sur les résolutions du Congrès de MBUELE LODJA au Congo central, dont les fameux « frais supplétifs » au bénéfice des Enseignants du secondaires, fruits des négociations entre le Gouvernement de la République et l’Intersyndicale des enseignants et d’autres partenaires éducatifs.

À l’en croire, rappelant les résolutions dudit congrès, il s’agit ici, des frais supplétifs à payer par les parents au bénéfice des enseignants du secondaire, non concerné par la gratuité, d’une mesure concertée par le Gouvernement central, l’Intersyndicale et l’exécutoire sur toute l’étendue de la République Démocratique du Congo.

D’après l’Arrêté Provincial signé par le Gouverneur a.i Abibu Sakapela, se référant ainsi à la circulaire du ministre national de tutelle, Tony Mwaba, contenant les directives revues sur les frais de scolarité 2021-2022 adressée à tous les gouverneurs des Provinces et incluant un appui supplétif aux besoins de l’Enseignant sous le contrôle du comité de gestion de l’école, a été statué en ses articles 2 et 3 les dispositions ci-après :

Article 2 : le seuil maximal des frais d’appui supplétifs aux besoins de l’Enseignant du Secteur public de l’EPST et du personnel administratif et ouvrier des bureaux gestionnaires est fixé comme suit :

a) Pour les écoles se trouvant en milieu urbano-rural et dans les Territoires : 100.000fc par an et par élève;

b) Pour les écoles urbaines : 200.000fc par an et par élève.

Article 3 : sans préjudice des dispositions de l’article du présent Arrêté, les écoles dont le budget de gestion dépasse le seuil maximal prévu à travers le conseil de gestion, sollicite, une dérogation spéciale motivée du Gouverneur de Province par l’entremise du Ministre Provincial en charge de l’EPST.

Georges LOMALISA, ministre provincial de l’EPST /Tshopo

Bien que précis et clair, l’application de l’arrêté connait cependant plusieurs façades au niveau des écoles alors que, clarifie le Ministre Provincial, « l’article 2 fixe la fourchette des frais à payer par an et par élève » et que « cette fourchette, qui n’est pas forcément le maxima, est décidée par le conseil de gestion de chaque école dont on y trouve, le Représentant du comité des parents, le Représentant des Enseignants et les Représentant des élèves » a-t-il indiqué, précisant par ailleurs que la fixation de ces frais à la Tshopo « a fait l’objet d’un processus participatif de tous les partenaires éducatifs et traduit en acte par les autorités politiques. Ceci, dans le strict respect des mesures édictées par le Gouvernement de la République pour mettre fin à la grève qui failli blanchir l’année scolaire 2021-2022 ».

Il a fait ainsi appel à chaque comité de gestion, de fixer les frais supplétifs aux besoins de l’Enseignant tout en tenant compte de la fourchette fixée dans l’Arrêté et de la réalité socioéconomique de chaque milieu d’implantation de l’école, et selon le pouvoir d’achat du milieu.

Il plaide toutefois, pour ce qui concerne les enfants des enseignants étudiant dans une école du Secteur public, pour une mesure qui puisse leur permettre de payer la moitié de ces frais, afin de réduire tant soit peu la charge des parents enseignants.

GRATIUS WANDJA

Journaliste

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