Ce jeudi 16 avril 2026, un collectif d’habitants de la ville de Kisangani, dans la province de la Tshopo, a rendu publique une déclaration de soutien à la motion de défiance initiée par le député national Laddy Yangotikala Senga. Pointant du doigt une dégradation alarmante de la sécurité, les signataires exigent le départ du patron de la territoriale.

Réunis à la poste, au chef-lieu de la Tshopo, les représentants des jeunes de Kisangani ont dressé un constat alarmant de la situation sécuritaire locale. Selon leur déclaration, la ville fait face à une recrudescence de la criminalité urbaine caractérisée par des incursions nocturnes systématiques.

« Il ne se passe pas une seule nuit sans qu’une famille soit endeuillée, pillée, et parfois les femmes et filles violées par des hommes armés qui opèrent paisiblement », fustige le collectif.

Le rapport souligne une évolution inquiétante : des lieux traditionnellement sanctuarisés, tels que les hôpitaux, les églises, les couvents ainsi que les établissements scolaires et universitaires, font désormais l’objet d’attaques violentes.

Au-delà des actes criminels, c’est l’inefficacité de la réponse institutionnelle qui est visée. Les habitants dénoncent une impunité persistante, affirmant que certains auteurs de crimes, bien qu’appréhendés, sont rapidement relâchés.
Pour les signataires, ce climat d’insécurité menace directement les ambitions économiques du Chef de l’État, Félix-Antoine Tshisekedi. Ils craignent notamment que les récents accords signés avec des investisseurs américains pour booster l’économie nationale ne soient compromis par l’incapacité du gouvernement à garantir un environnement stable.

Face à ce qu’ils qualifient de défaillance du « patron de la territoriale », les Boyomais (habitants de Kisangani) ont officiellement apporté leur appui à l’action parlementaire de l’élu Laddy Yangotikala Senga. Ce dernier a récemment déposé une motion de défiance visant le Ministre de l’Intérieur.
Les revendications principales du collectif :

  • La sécurisation immédiate des quartiers de Kisangani.
  • La fin de l’impunité pour les auteurs de violences armées.
  • Le succès de la motion de défiance à l’Assemblée nationale pour sanctionner la gestion du secteur de la sécurité intérieure.
    La déclaration se conclut par un appel pressant : « Nous réclamons la sécurité et la paix, sans laquelle aucune initiative de développement ne peut se concrétiser. »

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