Tshopo / Décès par viol sexuel d’une jeune fille à Ubundu : « Elle a été droguée puis violée » (Témoignages)

Le triste événement continue d’étriller la rédaction de Kis24.info. Une jeune fille est décédée le 02 juillet 2022, suite au viol massif, posé par un groupe de garçons non autrement identifiés, au village Basukuambao situé au PK 44 route Lubutu, dans le territoire d’Ubundu (Tshopo).

Pour palper le fait et se mettre au parfum de la situation, notre rédaction est allée au contact des habitants sur le lieu du drame, qui est aujourd’hui en alerte maximale vue les enquêtes rigoureuses qui s’effectuent sur place par les agents de la police. Plusieurs villageois ont dû même vidé le lieu craignant d’éventuelles représailles de la famille éplorée et des cas d’innocence.

Des témoignages qui accablent

D’après une jeune maman, trouvée au village Batikalela, situé à 4 km de Basukuambao, sur la RN4, la regrettée défunte qui est morte suite au viol collectif, revenait d’une intervention chirurgicale, à trois mois seulement et avait encore des séquelles maladives. Elle habitait au PK 13, sur la RN4, tout juste après Kibibi. Elle était nouvelle et moins connue du public de Basukuambao où elle est arrivée pour fêter le 30 juin avec sa grande sœur, mariée dans ce village.

« Sa grande sœur est mariée ici à 44 ans. Sa maman biologique a soutenu que la victime aille chez sa grande sœur, à Basukuambao, comme elle est sortie d’une opération. Sur le lieu, le jour de la fête, les garçons de la place ont pris la drogue « valium » et ont donné à la fille, qui ne se retrouvait pas bien. Après ils l’ont emmené pour la faire passer au sexe forcé. La victime ne se retrouvait pas », a expliqué à Kis24.info la jeune dame, sous anonymat.

D’après les mêmes témoignages, la fille aurait succombé pendant l’acte même. Ses bourreaux ne s’en ressaisissaient plus abusant la fille au gré de leur plaisir. Le lieu de l’acte n’est pas connu, toutes fois, la fille, 15 ans révolus, a été retrouvée avec beaucoup de faiblesses en début de la soirée.

« Elle a été ensuite jeté par ses bourreaux. Heureusement, un passant a vu l’acte et a du coup alerté le village. La fille n’avait plus de force et était à demi-mort. Elle saignait à travers la bouche. Quelques garçons du village ont décidé de sauver la vie de la fille main en vain. Elle est morte à l’hôpital. Jusqu’à présent aucun bourreau n’est connu », a-t-elle ajouté, en Swahili local, notre interlocuteur, qui estime que la mort de la fille mineure est dûe à trois choses : son intervention chirurgicale, la drogue et les poids lourds de trois garçons qui l’ont sexuellement abusé.

À l’en croire, la jeune fille dont le nom n’est pas révélé, a été enterrée dans une concession familiale au PK 13. Peu avant son enterrement, intervenu le 03 juillet, des fortes tensions ont vécues dans la région. Sa dépouille avait fait des tours entre PK13 chez elle et au lieu du drame, au PK44, à Basukuambao. Ses bourreaux courent toujours paisiblement dans la nature.

Propos recueillis par Serge SINDANI

Redaction

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