Tshopo: Coup de feu et menaces, les membres de la société civile visés par la garde militaire d’une société chinoise « pillant l’or » à Basoko

Les faits se sont déroulés vers 17h Heures du Jeudi 30 Septembre sur le tronçon Babaula-Likombe (sur le long de Aruwimi) à Basoko, l’un des territoires de la Tshopo. C’était au retour d’une mission des membres de la société civile à Mongandjo à travers une pirogue motorisée. Ceux-ci y étaient rendus dans les cadres de visite guidée dans les installations de la société FODECO.

En cours de chemin, ils ont rencontré et filmé les activités illicites de la Société Xiang Jiang Mining. Chose qui les a attiré d’ennuis jusqu’à être victimes des brimades et menaces. Des militaires présumés de la garde de la société chinoise Xiang Jiang Mining ont, à bord d’un canot rapide, ouvert le feu. Au moins 4 coups de balles pour les intimider et saisir des biens notamment des téléphones enfin de vérifier les images filmées par ces membres de la société civile dans les endroits où Xiang Jiang Mining exploite illicitement de l’or et pollue l’eau de la rivière Aruwimi.

Parmi eux, le Père curé de la paroisse du sacré cœur à Basoko. Ce dernier a subi des tortures et menaces jusqu’à lui ravir son Android.

« Cette zone minière est réservée à la société chinoise, personne n’a le droit d’entrer au site où prendre les images », a dit un militaire de la garde de Xiang Jiang Mining, cité par le président de la société civile.

Selon des informations parvenues à Kis24.info, l’endroit où s’est passé le fait est très isolé et protégé. Très inquiet de la situation, le président de la société civile, Simon Malongola qui se dit être dans l’insécurité totale lance un SOS aux autorités compétentes de trouver une issue favorable et surtout de sécuriser les parties prenantes.

« C’était catastrophique. Ils nous ont menacé par des coups des balles et nous ont imposé de supprimer les images. Après , ils nous remis les téléphones et nous ont poursuivi jusqu’à 200 mètres sur le long de la rivière. Cette société continue d’exploiter de l’or mais les autorités provinciales restent silencieuses, celà frise de la complicité. Nous appelons nos autorités de prendre des mesures qui s’imposent car la situation va du mal au pire.» s’est-il confié à Kis24.info

Pour l’heure, 7 dragues robots exploitent les minerais à Mongandjo et Likombe. La société Xiang Jiang Mining n’a pourtant pas respecté la décision du gouvernement congolais interdisant formellement l’exploitation anarchique des mines d’or dans cette partie du pays.

Contacté par Kis24.info, Ève Bazaiba, via son proche au cabinet ministériel, promet une mission d’inspection dans la Tshopo et visitera 3 territoires que les sociétés chinoise menacent anarchiquement les minerais dont Bafwasende, Banalia et Basoko.

La communauté riveraine de Likombe plaide auprès des autorités congolaises et à la communauté internationale de bien gérer les situations du genre et négocier avec les autochtones sur les clauses susceptibles à accompagner le développement des milieux ruraux.

Serge SINDANI et Augustin TSHEZA

Steves

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.