La Division provinciale du Genre, Famille et Enfant a organisé du 19 au 20 mai 2026, à Kisangani, un atelier de validation des données sur les violences basées sur le genre (VBG) du premier trimestre 2026. Les travaux se sont tenus à l’hôtel Ninive, sous la présidence de la conseillère technique de la ministre provinciale du Genre, Bijou Koy Taka. Représentant la ministre, l’ingénieure Lydie Empata a procédé à l’ouverture et à la clôture de ces assises, qui ont réuni les principaux acteurs impliqués dans la lutte contre les VBG dans la province de Tshopo.
L’atelier a connu la participation d’environ 40 acteurs issus de divers secteurs, notamment des représentants des juridictions civiles et militaires, de la police judiciaire, des parquets, des services spécialisés dans la prise en charge des victimes, ainsi que des organisations de la société civile engagées dans la défense des droits des femmes et des enfants. Des structures sanitaires, des points focaux des organisations locales, des institutions publiques et des partenaires techniques et financiers, dont Enabel, ont également pris part aux travaux, témoignant d’une approche multisectorielle dans la lutte contre les violences basées sur le genre.
Selon Futur Mengandelo, chef de bureau Communication à la Division provinciale du Genre, 300 cas de violences sexuelles basées sur le genre ont été enregistrés officiellement dans l’ensemble de la province au cours du premier trimestre 2026.

Tous ont été pris en charge sur le plan médical. 150 ont fait l’objet de confrontation au niveau de la justice avec un accompagnement juridique et judiciaire, 276 survivantes ont été assistées sur le plan psychosocial. 87 victimes ont reçu un accompagnement pour la réinsertion sociale
Ces données traduisent à la fois l’ampleur du phénomène et les efforts fournis par les structures de prise en charge pour accompagner les survivantes sur les plans médical, psychosocial et socio-économique.
En parallèle à la prise en charge, plusieurs actions de prévention ont été menées à travers la province. Au total, 113 séances de sensibilisation ont été organisées, touchant 3 864 hommes et 8 171 femmes.
Dans son discours final, le chef de division provinciale du Genre ad intérim Hubert Isikisiki a rassuré que les données validées au cours de cet atelier seront transmises à Kinshasa pour être intégrées dans la base de données nationale du ministère du Genre, Famille et Enfant.
Cet exercice de validation constitue une étape clé pour garantir la fiabilité des statistiques et orienter les politiques publiques en matière de lutte contre les violences basées sur le genre en République démocratique du Congo.

Partenaire technique engagé dans ce processus, Enabel a réaffirmé son accompagnement. Par la voix de son expert VBG, William Bonane, l’organisation a souligné sa volonté de poursuivre à la fois l’appui financier et technique aux acteurs provinciaux.
Enabel ne continuera pas seulement à apporter un appui financier, il sera aussi à vos côtés pour apporter aussi un appui technique.
À travers cet atelier, les autorités provinciales et leurs partenaires entendent renforcer la coordination, améliorer la qualité des données et intensifier la lutte contre les violences faites aux femmes et aux enfants dans la province de la Tshopo.

