La Coordination des Jeunes Conscients de la Tshopo, dirigée par M. Emmanuel Boselo, a tenu ce lundi un point de presse à l’espace Belvédère, dans la commune de Makiso, en présence de plusieurs journalistes représentant les médias locaux de Kisangani.

Au cours de son allocution, Emmanuel Boselo a appelé les institutions provinciales notamment l’Assemblée provinciale et le gouvernement provincial à exercer pleinement leurs rôles respectifs, dans le respect du principe de la redevabilité et pour le bien-être collectif de la population.

Le coordonnateur des Jeunes Conscients a rappelé que les députés provinciaux sont mandatés par la population pour assurer un contrôle sérieux de l’exécutif. Il les a exhortés à « interpeller, questionner et demander des comptes » à l’exécutif provincial, afin que les citoyens puissent connaître les réalisations concrètes effectuées au cours du mandat en cours.

Selon lui, un contrôle parlementaire rigoureux reste le seul moyen de garantir la transparence dans la gestion publique et de renforcer la stabilité des institutions.

« Une société sans contrôle laisse libre cours aux abus », a-t-il déclaré, insistant sur la nécessité pour les députés de remplir leur mission avec « rigueur et impartialité ».

Évoquant la situation politique actuelle, Emmanuel Boselo s’est dit préoccupé par le manque de résultats visibles dans l’amélioration du quotidien des habitants de la Tshopo. Il a notamment cité le retard de paiement des agents publics et la faible exécution des projets provinciaux, malgré l’existence d’un budget censé répondre aux besoins des citoyens.

Il a également fait référence aux propos du gouverneur Paulin Lendongolia Lebabonga, qui avait récemment qualifié le budget 2025 de « non réaliste ». Selon Boselo, cette déclaration appelle les députés à exiger davantage de clarté et de réalisme budgétaire dans la planification des actions provinciales.

Interrogé sur la pétition introduite récemment à l’Assemblée provinciale de la Tshopo contre le Dr. Mateus Kanga Londimo, Emmanuel Boselo a souligné qu’il appartient aux élus provinciaux de trancher, conformément à leurs prérogatives. Il a estimé que le contrôle parlementaire doit s’exercer librement et sans complaisance, ajoutant qu’« une motion de censure justifiée n’est pas une crise politique, mais un signe de vitalité démocratique ».

En conclusion, Emmanuel Boselo a invité les deux institutions provinciales à « travailler en synergie » pour répondre aux attentes de la population. Il a insisté sur le fait que la stabilité des institutions passe par la bonne gouvernance, la transparence, et la redevabilité envers les citoyens.

« Quand le bien-être collectif est ressenti, les institutions deviennent stables », a-t-il affirmé, réitérant l’engagement de la Jeunes Conscients de la Tshopo à suivre de près la gestion publique et à promouvoir une gouvernance responsable.

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