Tshopo / CABEN: Un nouveau DG pour la renaissance de la cacaoyère de Bengamisa

À l’absence de son prédécesseur Willy Maingolo bokelakela, le nouveau Directeur Général de la Cacaoyère de Bengamisa, Ingénieur Josué Kambale Nzangi, a pris officiellement sa fonction, le 18 Mai dernier.

Cette société, autrefois dite “Gécamines de la Tshopo” créée le 31 décembre 1980, traverse depuis des nombreuses années une crise de gestion qui se manifeste notamment par une faible production des cacaos et la non prise en charge des ressources humaines.
Le nouveau patron de cette institution agricole l’a reconnu lui-même tout en soulignant que l’entreprise se trouve dans un état lamentable.

À ceux qui ont vécu la gloire de cette institution aux années Zaïre ne reconnaîtrons même pas ces cendres. Une mégestion qui dissipe de loin les investisseurs sérieux dans la relance des activités cacaoyères à la Tshopo.

Dans une interview exclusive accordée à Kis24.info, Ir Josué Nzangi regrette cet état morose de la société. Il explique que les agents ont plus de vingt ans d’impayément. Son regret, a-t-il révélé qu’il hérite d’une société qui n’existe que de nom. Cet état de choses impose un plan de relance.

Aussitôt installé par l’inspection provinciale de l’agriculture, ce dernier reste confiant de la tâche et promet de relever les défis.

‹‹ D’abord entretenir la plantation de 443 ha qui existe. Et puis étendre l’espace, puisque l’objectif de la CABEN était d’installer plus au-moins 23 milles ha dans l’ancienne province de l’équateur et la province orientale››. a-t-il expliqué depuis son nouveau bureau.

Cette entreprise, aujourd’hui délaissée, a une grande histoire. Les dernières années du siècle passé ont connues des prouesses. Cependant aujourd’hui, la finance pose problème. Le nouveau DG a déjà sa politique financière qui sera mise en place pour remettre la CABEN sur les rails.

‹‹L’état congolais, à travers le ministère de l’agriculture va nous donner de l’argent. Nous comptons faire des partenariats avec les organisations locales, nationales et internationales qui s’intéressent à la culture du cacao pour essayer de relever le niveau de la CABEN››. a-t-il révélé.

À plus de 30 km de la ville de Kisangani, la cacaoyère de Bengamisa ne compte que l’histoire dans son actif. Dans une visite d’inspection effectuée à la plantation ce vendredi 20 Mai, le nouveau coordonnateur a foulé le sol de Bengamisa pour palper du doit d’autres réalités. Accueilli comme un roi par une foule considérable, Ir Josué Nzangi au visage serein à transmis de l’espoir à de centaines des cacaoculteurs et paysans curieux vénus à son accueil.

Avec cette nouvelle mise en place, le chrono est donc démarré pour la relance de l’un des plus prestigieux projets agricoles de la Tshopo.

La cacaoyère de Bengamisa, située à 36 Kilomètres au nord de Kisangani dans la province de la Tshopo, sur la route Buta nécessite un appui sérieux du gouvernement congolais pour qu’afin rejoindre le marché de chocolaterie mondiale.

La filière cacao est peu développée en RDC et la production reste faible, sauf en Ituri (plantations récentes encadrées par ESCO KIVU).

Le Ghana et la Côte d’Ivoire produisent actuellement environ 53 % de l’offre mondiale commercialisée de cacao. Le Ghana produit un cacao de première qualité qui fait figure de référence pour les marchés mondiaux. La côte d’Ivoire produit 45 % du cacao mondial sur une surface qui représente seulement 1/6 de la superficie de la RDC.

Redaction

  1. Merci pour ce nouveau espoir,et je me sens interressé état Nutritionniste de formation à l’unikis,je voudrais déposer ma prière à l’initiative une fois admis de travailler avec vous. Merci

    1. Je sollicite si possible travailler avec vous car c’est de mon domaine de formation. Je suis licencié en Nutrition humaine de la faculté de médecine et pharmacie de l’université de Kisangani,édition 2019-2020. Comment procéder ?

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