Face à la menace grandissante d’Ebola, le gouverneur Paulin Lendongolia durcit les mesures préventives. Depuis le 3 juillet 2026, tout corps sans vie provenant d’une zone affectée ou à risque est interdit d’entrée sur le territoire de la Tshopo, quelle que soit la cause du décès.
Le gouverneur de la Tshopo, Paulin Lendongolia, a pris cette décision dans un arrêté provincial signé le 3 juillet 2026 afin d’empêcher l’introduction et la propagation de la maladie à virus Ebola dans la province.
Cette mesure intervient après la découverte, dans une morgue de Kisangani, du corps sans vie d’une femme enceinte de 24 ans, testée positive à Ebola. La victime est décédée à Bafwabango, dans la zone de santé de Nia-Nia, épicentre actuel de l’épidémie dans le territoire de Mambasa, en Ituri.
Les autorités provinciales justifient ce durcissement par les nombreux échanges humains entre la Tshopo et la zone de Nia-Nia, située à proximité de la frontière entre les deux provinces.
Selon les dernières données sanitaires, la zone de santé de Nia-Nia a déjà enregistré neuf cas confirmés d’Ebola, dont sept décès en l’espace de trois semaines. La situation s’est davantage compliquée le 30 juin dernier avec l’incendie du centre de traitement Ebola de Bafwabango, entraînant la fuite d’un patient confirmé et de six cas suspects.
Au-delà de l’interdiction du transport des dépouilles, les voyageurs en provenance des zones affectées seront désormais soumis à un dispositif renforcé de surveillance sanitaire. Celui-ci comprend notamment la prise systématique de la température, le lavage ou la désinfection obligatoire des mains, le dépistage des symptômes évocateurs de la maladie ainsi que le suivi des personnes considérées à risque.
La République démocratique du Congo fait actuellement face à sa 17ᵉ épidémie d’Ebola. Le bilan national fait état de plus de 447 décès et d’au moins 213 guérisons sur 1 460 cas confirmés. Les provinces de l’Ituri, du Nord-Kivu, du Sud-Kivu et du Haut-Uele figurent parmi les zones déjà touchées, tandis que plus de 595 patients restent en isolement ou hospitalisés.

