Une affaire explosive secoue le secteur éducatif dans la province de la Tshopo. Monsieur Luc Ntambwe Ngongo, se présentant comme responsable du Complexe Scolaire Expérimental sur l’Enfance en Milieu Africain (COSEEMA), une émanation de l’Institut Panafricain de l’Éducation pour le Développement (IPED), a adressé une lettre d’indignation virulente au Procureur Général, dénonçant un bicéphalisme sans précédent et des actions policières et administratives qu’il qualifie « d’illégales ».

Séquestration, menottage et saisie des biens

Dans sa missive, dont une copie a été consultée par KIS24, M. Ntambwe expose une série d’événements graves survenus en août 2025. Il accuse notamment le Major Charles Bamuswaga Bekonda de la PNC, en détachement au parquet général, d’avoir procédé au scellé de l’école le 13 août 2025, le séquestrant lui-même ainsi qu’un groupe d’enseignants et le gardien à l’intérieur de l’établissement pendant plusieurs heures.

« Le Major de la PNC a procédé directement au scellé de l’école, il m’a séquestré à l’intérieur avec un groupe d’enseignants et le gardien en poste de ce jour-là… nous privant ainsi la liberté pourtant garantie par la Constitution de notre pays. », lit-on dans un extrait de la lettre de Luc Ntambwe.

Le scénario se serait répété avec plus de violence le 20 août 2025. M. Ntambwe affirme avoir été arrêté, menotté et conduit à la Police Judiciaire « comme un criminel », alors que les inscriptions pour la nouvelle année scolaire étaient en cours. L’école aurait été à nouveau scellée et mise sous garde policière « sans aucune décision judiciaire ».

Des biens de l’Union Africaine mis en cause

L’enjeu de cette confrontation dépasse le cadre purement local. Luc Ntambwe rappelle que l’établissement est une structure expérimentale. Il insiste sur le fait que tous les biens (mobilier, matériel informatique, ouvrages, matériel de laboratoire) appartiendraient à l’Union Africaine, qui les aurait dotés dans le cadre de l’expérimentation pédagogique.

De plus, il signale que l’équipe nouvellement installée de manière subreptice aurait brisé les scellés, accédé aux bureaux et pris possession d’une somme importante d’argent (environ 7 435 USD et des francs congolais) correspondant aux soldes des frais scolaires 2024-2025 et aux nouvelles inscriptions 2025-2026, ainsi que des dossiers d’élèves et des diplômes d’État.

Dénonciation du « Bicéphalisme » et demande d’intervention

L’origine du conflit semble être un problème de direction, exacerbé par une action du Ministre Provincial de l’Éducation qui aurait sollicité l’implication du Parquet dans une séance de remise et reprise. Cependant, M. Ntambwe allègue que l’enquête menée par un Magistrat instructeur, suite aux plaintes, aurait prouvé son innocence sur les faits reprochés, comme le confirmerait un rapport de l’Avocat Général.

Malgré cette prétendue preuve d’innocence, les bureaux auraient été cassés en son absence et une nouvelle équipe installée sans la moindre cérémonie de remise et reprise officielle.

Luc Ntambwe interpelle solennellement le Procureur Général pour qu’il reçoive sa présente et y fasse droit, craignant des actions futures de l’Union Africaine pour la récupération de ses biens. Il remet également en question la légalité de l’arrêté provincial ayant déclenché les hostilités sans l’aval du Secrétaire Général à l’Éducation Nationale.

Notons que le bureau du Procureur Général n’a pas encore répondu à nos sollicitations pour apporter un éclairage sur les suites judiciaires de ce dossier et sur les allégations de M. Ntambwe.

L’affaire est à suivre !

Journaliste Multimédia & Reporter

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