Le 18 octobre 2025 restera une date d’une douloureuse symbolique pour la province de la Tshopo et au-delà. Ce jour marque non seulement l’anniversaire de naissance du citoyen et activiste pro-démocratie, Jedidia Mabela, mais aussi le jour où il est contraint de pleurer, depuis sa cellule à la prison centrale de Kisangani, son compagnon de lutte, Joël Mbiya, dont les funérailles ont lieu en cette même date.
Jedidia Mabela est aujourd’hui « privé de sa liberté » pour avoir, selon le communiqué de presse émis par son porte-parole, Assistant MENGANDELO Futur, « osé défendre et soutenir les valeurs démocratiques ».
Une coïncidence douloureuse
L’ironie du sort est cruelle. Alors qu’il célèbre son anniversaire derrière les barreaux, M. Mabela doit faire face à la perte de Joël Mbiya, un « proche compagnon de lutte, tombé avant d’avoir vu s’accomplir le rêve commun d’un Congo meilleur ».
L’inhumation de Mbiya, organisée en ce 18 octobre, vient accentuer la peine de l’activiste détenu, qui exprime « son immense tristesse de ne pouvoir ni assister aux funérailles de son ami, ni lui rendre un dernier hommage ».
« Quel douloureux symbole ! », s’exclame-t-il. Cette coïncidence tragique, où l’anniversaire se mêle au deuil, met en lumière le prix parfois très lourd payé par ceux qui luttent pour la transparence et la démocratie en RDC.
Malgré la douleur et la privation, Jedidia Mabela choisit de transformer ce drame personnel en un puissant message politique et un « appel au renouveau ». Il exhorte les citoyens à une « réincarnation des idées gladiatrices » qui animent les artisans de la paix, de la dignité, du progrès et du respect des valeurs démocratiques et citoyennes dans le pays.
Cet appel, lancé par son porte-parole depuis Kisangani, vise à galvaniser tous ceux qui partagent la vision d’un Congo où la voix citoyenne n’est pas réprimée. En ce jour hautement symbolique, les amis, proches et soutiens de Jedidia Mabela lui ont adressé leurs vœux de « liberté, santé, succès, paix et longévité », réitérant par là leur solidarité avec sa cause et sa personne.
Cet événement tragiquement synchronisé rappelle la situation précaire des défenseurs des droits humains en RDC et souligne l’urgence d’une justice qui protège, plutôt que ne condamne, l’exercice légitime de la critique citoyenne.

